Maliki propose aux sadristes l'amnistie contre leurs armes
Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a adouci le ton à l'égard des miliciens fidèles à l'imam radical Moktada Sadr en offrant de cesser de les arrêter en échange de la remise de leurs armes.
La veille, Maliki avait adopté une ligne dure face à ses anciens alliées sadristes, en menaçant de renouveler dans leurs bastions bagdadis de Choula et Sadr City l’offensive lancée contre eux il y a six jours à Bassorah. Les combats de la semaine dernière, qui ont fait tache d’huile dans d’autres villes du Sud et à Bagdad, ont fait plusieurs centaines de morts et plus d’un millier de blessés. Ils ont cessé lorsque le jeune imam chiite, disant avoir obtenu que les arrestations cesseraient et que ses miliciens arrêtés seraient libérés, a appelé l’Armée du Mahdi à mettre fin à sa présence dans les rues sans pour autant rendre ses armes. Mais devant la poursuite des arrestations, Moktada Sadr a appelé à un “sit-in pacifique” ce vendredi à Bagdad après la grande prière hebdomadaire. L’armée a promis de ne pas chercher à le disperser si ses participants étaient désarmés. Peu avant l’heure de la prière, Maliki a promis l’amnistie à tous les participants aux combats de la semaine dernière, s’ils livrent leurs armes, une hypothèse que l’Armée du Mahdi, à l’origine de deux soulèvements contre l’armée américaine en 2004, exclut au nom de la résistance à l’occupation.