Manifestants arrêtés lors des dernières émeutes: Ksentini proposera à la présidence de les libérer
Le Président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH), M. Farouk Ksentini, a exprimé, mercredi, sa préoccupation de recourir à une violence judiciaire pour faire face à la violence matérielle.
A ce propos, il a appelé à la nécessité de réagir avec sagesse aux situations actuelles et à ne pas se précipiter en prononçant de sévères verdicts à l’encontre des personnes arrêtées. Farouk Ksentini s’est dit contre les actes de destruction commis par des manifestants. « Nous devons bâtir notre pays et non pas le détruire », a-t-il dit à cet effet. Le président du la CNCPPDH a refusé d’aborder l’intervention de cette institution en proposant de libérer les dizaines de personnes arrêtées lors des violentes manifestations survenues dans notre pays ces derniers jours. Selon lui, ces jeunes arrêtés qui ont été accusés d’avoir porté atteinte à l’ordre public ainsi que pour avoir détruit des biens de la communauté à travers les quatre coins du pays. Il a également qualifié ces actes d’ « inadmissibles ». Néanmoins, il a souligné que cela ne doit pas induire à un autre genre de violence, qu’il a qualifié de violence judiciaire, allusion faite aux sévères sanctions que prononceraient les juges à l’encontre des manifestants. Notre interlocuteur n’a pas caché ses craintes de Ksentini quant au recours des juges à des sanctions abusives à l’encontre de ces manifestants qui ont dénoncé la flambée des prix des produits de première nécessité. Il a préféré de se patienter jusqu’à ce que la justice prenne des décisions au sujet des arrêtés en arguant que « L’amnistie ne s’applique pas sur ces derniers avant d’être jugés ».Il a ajouté que « ces manifestants ont le droit de demander aux autorités de résoudre leurs problèmes, de son coté l’Etat a le droit de protéger ses biens ». Soulignant enfin, que la CNCPPDH a refusé tout verdict abusif contre les personnes arrêtées en assurant que « qu’elles ne sont que des jeunes qui sont sortis dans les rues pour exprimer leur ras le bol après l’augmentation des prix des produits de première nécessité. ». Il a souligné par ailleurs qu’il ne soutient en aucun cas le recours à des actes de destruction comme moyen de faire passer leurs doléances aux autorités.