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Manifestations de la police… l’apaisement commence

الشروق أونلاين
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Photo : Bilel Zouaoui

Des dizaines d’agents de police relevant des unités républicaines de sécurité ont repris, jeudi, les manifestations devant le siège de la Présidence à Alger où il a été entouré par les unités de la Garde républicaine en tenue militaire pour empêcher les manifestants d’y entrer.

Les agents de police ont poursuivi leur manifestation pour la troisième journée consécutive bien qu’ils aient eu une réunion avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal, mercredi. Ce dernier a promis de régler leurs revendications jugées légitimes par le gouvernement.

Alors qu’un groupe de manifestants a quitté le siège de la Présidence mercredi, 100 autres policiers ont décidé de reprendre les manifestations. Des dizaines d’entre eux se sont rassemblés devant la Palais d’El Mouradia qui a été entouré par les gardes républicains en tenue militaire. Ces derniers ont été déployés tout au long de la rue qui mène vers la présidence de la République. Les voitures de police se trouvaient dans les rues adjacentes.

Les manifestants ont refusé de s’adresser aux journalistes et se sont contentés de répéter les slogans de création d’un syndicat et appelant au départ du DG de la Sûreté nationale. Le commissaire de police a essayé de convaincre les manifestants de mettre fin à leur action. Il était 11h du matin lorsqu’un bus est arrivé pour déposer les manifestants loin de la Présidence. Cependant, ces derniers ont refusé de se déplacer.

Par ailleurs, on a constaté que les éléments des unités antiémeute qui avaient entamé des manifestations en masse depuis mardi se sont divisés, jeudi, en deux groupes dont un a refusé le règlement proposé par le Premier ministre et a poursuivi les manifestations. L’autre groupe de 20 policiers sont restés près du barrage sécuritaire installé devant le siège de la Présidence. Ils ont commencé à accomplir leur mission habituelle de maintenir la sécurité. De même, des disputes se sont déclenchées entre les agents de sécurité manifestants alors que des groupes de policiers manifestants de différentes régions de la capitale venaient l’un après l’autre au Palais d’El Mouradia.

Ainsi, toutes les issues menant à El Mouradia ont été fermées et entourées par les voitures de police implantées partout et qui ont causé un embouteillage dans la région à midi. Les manifestants, quant à eux, sont restés et continuaient à réclamer un syndicat et le départ du DGSN. Deux heures plus tard, on a ramené d’autres bus pour convaincre les manifestants de quitter les lieux. Un groupe d’entre eux a accepté l’idée de monter dans l’un des bus alors que les autres demeuraient sur leur position. Le chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger est arrivé pour convaincre les manifestants de changer d’avis et monter dans les bus. Vers 14h, les manifestants se sont adressés aux journalistes et ont écrit leurs revendications sur des feuilles blanches. Un d’entre eux a indiqué qu’ils ont repris les manifestants parce qu’ils n’étaient pas convaincus du règlement proposé par le gouvernement. Ils se sont, également, demandés pourquoi la presse n’a pas été autorisée de couvrir leur réunion avec le Premier ministre.

Plusieurs manifestants ont, alors, accepté de monter dans les bus vers les coups de 14h30 alors qu’un autre groupe des policiers est arrivé pour manifester devant la Présidence. Les bus chargés des manifestants n’ont quitté les lieux qu’à 15h30.

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