Marche « historique » aujourd'hui de 150 villages de Kabylie à Fréha pour exiger la libération du jeune Lounès enlevé par les terroristes
Après l’appel à une marche générale lancé par les deux « archs » -tribus- “Ath Ghabri” et “Ath Djenad”, c’est pratiquement plusieurs milliers de gens représentant près de 150 villages, et qui sont venus de toute la Kabylie et même en dehors, qui sont appelés à marcher à Fréha, en signe de protestation contre l'enlèvement du jeune Lounès du village, et dont on reste sans nouvelle depuis le jour de son enlèvement, malgré son état de santé jugée très inquiétante.
- Lorsque nous sommes arrivés au domicile de la famille du jeune homme kidnappé, nous avions pu constater l’ampleur de la mobilisation et la générosité des gens venus des quatre coins de la Kabylie pour apporter leur soutien à ses parents et à ses frères et soeurs. La famille de Lounès espérait jusqu’à hier, la libération sans condition de son fils. Tous les villageois de Fréha, notamment les plus démunis, auxquels Lounès apportait son aide matérielle, priaient pour son retour à la maison, craignant surtout pour sa santé, car le jeune homme avait été atteint récemment par une maladie chronique.
- Selon les nombreux témoignages que nous avions pu récolter, celui, le plus important, d’un de ses amis qui semble être le mieux informé. Selon lui, « Lounès avait été kidnappé dans la nuit de samedi à dimanche dernier par un groupe terroriste, suite à quoi, le lendemain matin, vers les sept heures du matin, un premier contact est établi avec sa famille. Les preneurs d’otage ont rassuré son frère en disant que Lounès allait bien, et le frère demanda s’il avait ses médicaments avec lui. L’un des membres du groupe lui affirma qu’il s’est chargé de lui procurer son médicament. Aussitôt après, le contact est rompu… »
- Le second jour, la voiture de Lounès est retrouvée au bord d’une route menant vers Iflissène, à 50 kilomètres de l’endroit ou il a été kidnappé. Depuis lors, silence radio…
- Cette mobilisation totale des villageois tend à forcer la main aux preneurs d’otage et a récupérer coûte que coûte Lounès.