Marchés de proximité : une enveloppe de 33 milliards de dinars
Des opérateurs économiques ayant participé durant deux jours aux 1ères Assises nationales du commerce ont appelé le gouvernement à élaborer une stratégie permettant à l’État d’intervenir dans le secteur commercial.
Cette stratégie devrait, selon eux, permettre de diversifier le commerce extérieur, mettre un terme au phénomène de la spéculation, trouver une solution définitive au marché informel et réorganiser les activités commerciales. A ce propos, le délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Abderahmane Benkhalfa, a expliqué à Echorouk que 40 % des importations algériennes, évaluées à 40 milliards de dollars, sont destinées à la revente. Ainsi, il estime qu’il est nécessaire de revoir et réorganiser, dans les plus brefs délais, toute la chaîne commerciale. En outre, il recommande de recenser et d’identifier toutes personnes activant dans le domaine commercial. Pour se faire, il encourage à la généralisation des transactions bancaires. Par ailleurs, il appelle les institutions publiques et privées à utiliser les chèques et les factures afin de préserver la sécurité nationale.
La réalisation des marchés de proximité devant accueillir les activités commerciales informelles à travers les 48 wilayas du pays nécessiterait une enveloppe budgétaire de plus de 33 milliards de dinars, a indiqué pour sa part un responsable au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. « Selon une évaluation faite par les responsables locaux pour définir les besoins en matière de marchés de proximité, il ressort un besoin global de 33,2 milliards de dinars pour accueillir plus de 90.000 commerçants », Khaldi Taha Haïdar, directeur au ministère. « Une enveloppe de 2 milliards de dinars a été allouée au ministère pour le début d’aménagement d’une partie de ces marchés durant l’année en cours ». En outre, il a indiqué que l’opération avait déjà commencé dans plusieurs wilayas du pays. « Nous sommes chargés, en tant que ministère, de suivre l’affectation et l’état d’avancement de ces marchés ainsi que l’impact des opérations identifiées », a-t-il ajouté.