Médecine : 1 500 étudiants empêchés de manifester
Les forces de l'ordre ont, à nouveau, bloqué, mercredi à Alger, une marche de protestation d'environ 1 500 étudiants, entre autres, médecins résidents -grévistes depuis deux mois-, étudiants en pharmacie et en chirurgie dentaire.
- Les protestataires, , avaient commencé à se rassembler vers 9h dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha Pacha, le plus grand centre hospitalier de la Capitale. A la mi-journée, ils ont entamé une marche à l’intérieur de cet hôpital avant de chercher à en sortir en direction de la Présidence ou du Parlement.
- Les manifestants ont été bloqués par les forces de l’ordre, nombreuses dans la rue et dotées de véhicules blindés antiémeutes, et par des agents de sécurité de l’hôpital qui avaient fermé le portail d’entrée. Ainsi, les urgences ont dû emprunter l’entrée de service réservées aux fonctionnaires, a constaté un journaliste de l’AFP.
- Les étudiants en pharmacie et en chirurgie dentaire revendiquent une revalorisation de leur diplôme. En vertu de nouvelles dispositions gouvernementales, ils ne sont plus dénommés “Docteurs” en fin d’études mais “diplômés” de pharmacie ou de chirurgie dentaire. “Le plus important ce n’est pas l’appellation mais notre grade dans la Fonction publique qui est plus près actuellement des paramédicaux que des médecins”, s’est insurgé Achraf, l’un de leurs porte-parole.
- De leur côté, les médecins en spécialisation, réclament une augmentation de salaires et l’annulation du service civil, qui les oblige en fin d’études à exercer deux à quatre ans dans les zones reculées du pays.
- Par ailleurs, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, a eu des discussions avec des représentants des différents secteurs de la santé et a promis mardi des augmentations de salaires, allant jusqu’à 70% avec effet rétroactif, d’ici le mois prochain.