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Medelci nouveau président du Conseil constitutionnel

الشروق أونلاين
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D.R
Le désormais président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a nommé le désormais ex-ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci président du Conseil constitutionnel en remplacement de Tayeb Belaïz, appelé aux affaires de l’Intérieur et des Collectivités locales.

En effet, Mourad Medelci est le seul ministre de ceux que Bouteflika a mis fin à leurs fonctions, à être rappelé aux affaires du Conseil constitutionnel, d’autant qu’il est considéré comme l’un des hommes sur lesquels Bouteflika compte pour les prochaines rendez-vous et l’un de ses hommes de « confiance ». Selon la loi fondamentale, le mandat du président du Conseil constitutionnel est fixé à 6 ans, mais Belaïz, nommé le 29 mars 2012 à la tête du Conseil constitutionnel, n’a occupé ce poste que dans ce poste que pendant un an et demi. D’où, les observateurs se demandent de la nomination de l’ex-chef de la diplomatie algérienne à la tête de cette institution, dont sa formation n’a pourtant aucun rapport avec le code constitutionnel.

Pour commenter le non-respect du mandat à la présidence du Conseil constitutionnel, l’ex-membre de cette institution, Me Amar Rekhila, a estimé que la même problématique a été évoquée lors de la présidence de Bessayah et de même de que celle de Saïd Bouchair, tout en affirmant que le mandat n’était pas renouvelable.

Selon lui, ce qui compte le plus dans la conjoncture actuelle, se sont bel et bien les rendez-vous politiques qui ne peuvent pas avoir lieu en raison du vide institutionnel, en faisant bien entendu allusion au Conseil constitutionnel.  

D’après Me Rekhila, la présidence du Conseil constitutionnel est l’un des postes clés, dont le président de la République est seul habilité d’en désigner le président et de proroger son mandat, d’autant que l’institution est la seule à statuer sur la compatibilité des lois, à étudier les dossiers de candidature aux élections présidentielle, à vérifier la validité des résultats des élections et contrôler les dépenses des candidats.

 

Force est de constater que le remaniement opéré par le chef de l’Etat intervient dans un contexte où les partis politiques ne cachent pas leurs inquiétudes quant à une éventuelle présidentielle fermée, où à une éventuelle prorogation du mandat actuel du président ou d’une candidature à sa propre succession.      

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