Messaitfa: Impératif d’instaurer une TAP pour les véhicules de moins de 3 ans
En décidant d’autoriser de nouveau l’importation des véhicules de mois de trois ans, le ministère du Commerce aurait donc répondu positivement à l’une des recommandations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lors des négociations d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation.
En vérité, l’OMC a insisté sur la nécessité à ce que l’Algérie, à travers l’importation des véhicules d’occasion, dont la question avait presque été toujours au centre des négociations engagées entre 2013 et 2014.
Une démarche qui renseignait de l’attitude des Etats membres de l’OMC qui voulaient voir l’Algérie renoncer à l’interdiction d’importation de ce type de véhicules.
Sur le sujet, l’ancien secrétaire d’État, chargé de la Prospective et des Statistiques, Bachir Messaitfa estime que la décision obéisse au besoin croissant du gouvernement et du budget de l’Etat d’instaurer de nouvelles taxes sur le marché d’automobile qu’il estime vaste.
Pour lui, instaurer un impôt représentant 2% du prix du véhicule en question permettra de réaliser des revenus considérables.
Messaitfa considère par ailleurs que cette mesure pourrait s’inscrire dans le cadre de l’élargissement de l’assiette fiscale, estimant qu’une taxe sur l’activité professionnelle (TAP) de l’ordre de 2% devrait être imposée sur les véhicules de moins de trois ans.
S’agissant des répercussions de cette procédure sur les prix des véhicules, l’ancien ministre a estimé que les tarifs devraient baisser d’environ 35% étant donné l’offre devrait dépasser largement la demande.