Mezrag: «Une grâce totale ou partielle touchera les prisonniers politiques»
L’ancien premier leader du FIS dissous en 1992, Madani Mezrag a accusé quelques parties d’avoir entravé le bon dénouement des dossiers des prisonniers politiques, sans aucune raison.
Ce dernier a même avoué que quelques hauts placés du pouvoir ont exprimé leur mécontentement face au gel du dossier. Madani Mezrag a notamment avoué que certaines parties gèlent délibérément la grâce afin de faire sombrer le pays dans le chaos.
Lors d’un entretien téléphonique accordée à Echorouk, l’ancienne figure du parti dissous a affirmé : « Les efforts s’intensifient au niveau du pouvoir afin de clôturer le dossier dans un cadre des consultations politiques ainsi l’amendement de la Constitution ». « Cette affaire ne peut pas être séparée du cadre général dans le pays, mais certains tentent de plier l’affaire à leur bénéfice », ajoute-t-il.
Notre interlocuteur a affirmé que le pouvoir est au courant de l’état de santé des personnes concernées, et sait bel et bien que leur libération ne fera guère mal au pays, mais plutôt la grâce les unira avec leurs familles.
La même source rapporte les détenus des années 91, 92, 93 et 94 seraient mis en liberté dans le cadre de la Réconciliation nationale, dont la plupart d’entre eux souffrent de difficultés de santé surtout les plus âgés, à lesquels sera donnée la priorité de la relaxe.