Mise en garde sur la présence accidentelle des OGM dans les produits alimentaires importés
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a avisé jeudi que l’intensification des cultures génétiquement modifiées de par le monde avait donné lieu à une augmentation d’incidents liés à la présence d’OGM de faible quantité dans les produits alimentaires échangés dans le cadre du commerce extérieur.
Les incidents concernant des cargaisons de grains, céréales et autres espèces cultivées ont entraîné des interruptions des échanges, les pays importateurs ayant détruit ou retourné les cargaisons à l’expéditeur, a fait savoir cette organisation onusienne.
Les traces de cultures génétiquement modifiées se mélangent accidentellement avec des cultures alimentaires ou fourragères non OGM durant les phases de production (par exemple, l’essai en plein champ d’une culture OGM à proximité d’un champ sans OGM), de transformation, de conditionnement, de stockage et de transport. La notion de “faible quantité” n’est définie ni quantifiée par aucune réglementation internationale, et son interprétation est donc laissée à la discrétion des pays, explique la FAO.
Pour un grand nombre de pays, cela correspond à une quantité décelable, c’est-à-dire des concentrations infimes, tandis que d’autres s’en remettent au cas par cas.L’organisme génétiquement modifié peut être autorisé à des fins commerciales ou pour la vente dans un ou plusieurs pays, mais ne pas être autorisé dans un pays importateur. Par conséquent, si le pays d’importation détecte la plante non autorisée, il peut être juridiquement contraint de refuser la cargaison.