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Mme Rice effectue une tournée dans le maghreb

الشروق أونلاين
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Mme Rice effectue une tournée dans le maghreb

En faisant en fin de semaine une visite historique en Libye, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, veut célébrer avec éclat l'un des rares succès diplomatiques du président George W. Bush avant la fin de son mandat.La chef de la diplomatie américaine fera du 4 au 7 septembre une tournée qui la conduira successivement en Libye, en Tunisie, en Algérie et au Maroc, a  annoncé mardi le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack. 
“Mme Rice se réjouit de ce voyage, notamment son étape en Libye”, a  souligné le porte-parole, sortant de sa réserve habituelle pour souligner le  caractère exceptionnel de cette “importante visite historique”, la première 
depuis 55 ans d’un secrétaire d’Etat américain dans ce pays.
   Depuis la dernière visite d’un secrétaire d’Etat américain en Libye –John  Dulles, chef de la diplomatie de Dwight Eisenhower, avait rencontré l’ancien  roi Mohammed Idriss en 1953–, “l’homme a marché sur la Lune, l’Internet est  apparu, le Mur de Berlin est tombé et dix présidents américains se sont  succédé”, s’est émerveillé M. McCormack.
“C’est aussi un jalon important pour marquer le succès de la politique de  lutte contre la prolifération nucléaire de cette administration”, a-t-il  ajouté.
“Ceci, pour les Etats-Unis, est un succès en politique étrangère”, a  renchéri le secrétaire d’Etat adjoint chargé du Proche-Orient et du Maghreb,  David Welch. 
“Nous considérons qu’il a été bâti sur le travail de plusieurs  administrations, mais plus particulièrement, de façon plus marquée, pendant  celle-ci”, a ajouté M. Welch au cours d’une conférence de presse.
A Tripoli, Mme Rice a prévu de rencontrer le dirigeant libyen Mouammar  Kadhafi, qui fut longtemps l’une des bêtes noires des Etats-Unis dans la région  pour son soutien au terrorisme mais dont Washington veut maintenant faire un  exemple, pour montrer à l’Iran et la Corée du Nord les bénéfices qu’ils  engrangeraient s’ils renonçaient à leur programme nucléaire. 
“La Libye est un exemple qui montre que, si certains pays font un choix  différent de celui qu’ils font actuellement, ils peuvent avoir des relations  différentes avec les Etats-Unis et le reste du monde, et que nous tiendrons nos  promesses”, a souligné M. McCormack.
Rompues en 1981 en raison du soutien présumé de la Libye au terrorisme, les  relations entre Washington et Tripoli n’ont été rétablies qu’en 2004, après  l’annonce par M. Kadhafi que son pays renonçait à acquérir des armes de  destruction massive.
En 2006, la Libye, qui dispose des plus grosses réserves pétrolières  d’Afrique, avait été retirée de la liste américaine des Etats soutenant le  terrorisme et les deux pays ont depuis nommé des ambassadeurs mais les 
relations n’avaient pas encore été complètement normalisées. 
Le dernier obstacle, la persistance d’un contentieux entre les familles des  victimes des attentats de Lockerbie et Berlin et le gouvernement libyen, a été  résolu le 14 août, avec la signature d’un accord d’indemnisations des 
victimes.
Pendant ses entretiens avec M. Kadhafi, Mme Rice entend bien soulever la  question des droits de l’homme, notamment le cas de l’opposant libyen Fathi  al-Jahmi, 66 ans, dont le frère vit en exil à Boston, a indiqué M. Welch.
M. al-Jahmi est détenu depuis 2004 pour avoir critiqué le régime de  Mouammar Kadhafi, appelé publiquement à la démocratie et rencontré un  représentant officiel étranger.
La secrétaire d’Etat entend également parler de lutte contre le terrorisme  avec le dirigeant libyen, ainsi que de la situation au Tchad et au Soudan, a  ajouté le responsable américain.
 

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