Mohamed Guendouz à Echorouk : « Ceux qui m’ont critiqué ne connaissent rien en football »
L’ex capitaine de la sélection nationale Mohamed Guendouz est revenu sur ce qui lui est arrivé en marge de la dernière CAN, et le mécontentement des supporters sur ces récentes déclarations virulentes à l’encontre de Saâdane. Des critiques qui ont eu leurs impacts le contraignant même à arrêter de travailler en tant que consultant des matchs des Verts dans l’émission « Sadaâ Al Malaïb »
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Echorouk : Un mois après la fin de la CAN, que pouvez-vous dire sur le scandale provoqué par vos déclarations sur la sélection nationale sur la chaine MBC ?
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Guendouz : Croyez-moi que ce qui m’était arrivé en ce temps là ne m’a affecté guère, j’ai toujours la conscience tranquille…Depuis que j’ai accepté de travailler en tant que consultant de la CAN dans l’émission Sadaâ Al Malaïb, je me devais de faire mon travail en toute objectivité. Je voulais faire honneur au consultant algérien, et cela passait impérativement par la crédibilité, et c’est ce qui m’avait poussé à dire à chaque fois la verité. Chose qui, apparemment, n’a pas été du gout de quelques parties, qui sont devenues des spécialistes du football, alors qu’ils n’ont jamais pratiqué cette discipline.
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Echorouk : Ne pensez-vous pas que vos critiques virulentes contre Saâdane n’étaient pas venues au bon moment ?
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Guendouz : Je le dis et je le répète, tant j’ai accepté de travailler en tant que consultant avec une chaine étrangère, je me devais de dire toute la verité sans plus. Ce que j’ai dis sur Saâdane n’était qu’un point de vue personnel que je maintiens toujours, parce que je ne suis pas content de lui. Les résultats qu’il a enregistrés lors de la dernière CAN en sont la preuve, parce que contrairement à ce que certains pensent, l’histoire retiendra toujours que nous avons été défaits par le Malawi et l’Égypte par des scores fleuves…Je ne suis pas hypocrite pour dire une chose dont je ne suis pas convaincu, tel que le font quelques uns anciens joueurs, qui n’arrêtent de jeter des fleurs au sélectionneur national à travers la presse, alors qu’au fond d’eux-mêmes ils en pensent tout à fait le contraire. Mes principes ne me permettent pas de faire comme eux, parce que je tout simplement, je ne suis pas hypocrite. Tout le monde sait que je suis un homme à principes et ce depuis que j’étais joueur.
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Echorouk : Mais votre opinion vous a attiré beaucoup d’ennuis, allant jusqu’à vous menacer de mort, tel que l’avait annoncé l’animateur de l’émission Saada Al Malaïb ?
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Guendouz : Non, pas à ce point…C’est vrai que quelques uns ont dépassé leurs limites en me mettant en garde, mais soyez sûrs que personne ne m’a menacé de mort. Et si cela m’était arrivé, ca aurait été quelque chose de gravissime.
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Echorouk : Pourquoi aviez-vous décidé de vous retirer de cette émission ?
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Guendouz : Simplement parce que j’étais choqué par la réaction de quelques uns, que je croyais comme étant des enfants de ma patrie, et qui voulaient s’auto proclamer le nationalisme à eux seuls. Je ne pensais pas que dire la vérité sur un match de football, allait faire de son auteur un traitre…Pourquoi ses gardiens de nationalisme n’avaient dis mot lorsque je me suis révolté contre les égyptiens, lorsque ces derniers avaient fait d’un match de football une guerre, allant même à dénigrer nos martyrs. Alors que là je suis sorti de la peau de consultant dans toutes les chaines où je passais, et j’ai défendu mon pays de toutes mes forces…Plus que cela, je contactais souvent des responsables en Algérie pour leur demander une réponse officielle sur les insultes proférées par les égyptiens sur nos martyrs et notre peuple…Et aujourd’hui je n’ai pas besoin qu’on me donne des cours de patriotisme.
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Echorouk : Aviez-vous été soutenu par vos ex coéquipiers en équipe nationale ?
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Guendouz : J’ai reçu plusieurs coups de fil provenant de mes ex coéquipiers et des responsables du football algérien. Mais, en vérité je ne voulais pas aggraver les choses…Ceux qui m’avaient accusé de traitrise ne connaissent rein en football. Et s’ils connaissaient l’histoire de Mohamed Guendouz avec la sélection nationale, jamais ils n’auraient fait cela.
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Echorouk : On dit que Mohamed Raouraoua, président de la FAF, faisait partie de ceux qui avaient pris contact avec vous. Alors que vous étiez-vous dis ?
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Guendouz : Pour votre information, Mohamed Raouraoua est un ami de longue date, ce qui veut dire que son contact n’avait aucun lien avec ce qui m’étais arrivé lors de la CAN, parce que le contact entre nous deux n’a jamais été rompu… Moi, Je suis de ceux qui ont soutenu Raouraoua lors de son premier mandat à la tète de la « FAF », c’est-à-dire lorsque la sélection nationale n’enregistrait que des échecs, et du temps où il y avait de nouveaux techniciens qui le critiquaient violemment avant de devenir aujourd’hui les premiers à l’encenser. En fait, ce temps là, j’étais convaincu que Raouraoua était capable de rendre de grands services au football algérien, qui traversait une période très difficile. Je pense que je ne me suis pas trompé, on n’a qu’à voir ce qu’il est en train de réaliser, même si je reste convaincu que beaucoup reste à faire.
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Echorouk : Puisque vous reconnaissez la réussite de Raouraoua, alors pourquoi vous critiquez toujours le sélectionneur national ?
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Guendouz : J’ai dis que je ne suis pas satisfait de Saâdane, et rien d’autre…A mon sens, la sélection nationale pouvait faire mieux lors de la dernière CAN.
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Echorouk : D’aucuns pensent que votre décision était sage en vous retirant de l’émission Saada Al Malaïb lors de la CAN, parce que cela vous a évité de commenter la demi-finale qui avait opposé l’Algérie face à l’Égypte. Qu’en pensez-vous ?
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Guendouz : Comme je n’aime pas l’hypocrisie, croyez-moi que j’aurai dis que le penalty accordé aux égyptiens était valable, et les expulsions de Belhadj et Chaouchi étaient méritées.
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La franchise un l’un de mes principes auquel je ne renoncerai jamais.
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Echorouk : Comment voyez-vous le parcours des Verts durant le mondial, au vu de ce qu’ils ont montré lors de la dernière CAN ?
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Guendouz : je ne veux pas parler encore de la sélection nationale. C’est la décision que j’ai prise depuis un certain moment pour ne pas donner la chance aux gardiens du nationalisme de m’accuser encore une fois de traitrise.