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Mokdad Sifi ne refuserait pas d’adhérer au front de l’opposition

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Mokdad Sifi, ancien chef de gouvernement

Mokdad Sifi, ex-chef du gouvernement et candidat à la présidentielle de 1999 a indiqué n’avoir reçu aucun contact des animateurs de la « coordination pour les libertés et la transition démocratique », composée de partis et personnalités ayant appelé au boycott de la présidentielle du 17 avril dernier et s’est dit prêt à discuter des propositions faites par l’opposition.

« L’initiative devrait soutenir tout mouvement visant à renforcer le processus démocratique et sortir le pays de la crise politique qu’il traverse depuis fin 1990», indique Mokdad Sifi.

Lors d’un entretien accordé au site électronique « Al Hadath Al Djazaïri », Sifi a dit que le régime du président Bouteflika depuis 1999 a insisté de maintenir le même mode de gouvernance qui a démontré « son échec » de sortir le pays de la crise et que « le changement radical demeure plus que nécessaire ».

L’ex-chef de gouvernement a, par ailleurs, vivement critiqué le régime en place, affirmant être le premier à avoir réclamé une période de transition à travers la lettre qu’il a envoyée à Bensalah à l’occasion du lancement des consultations intervenu au lendemain des réformes politiques initiées par le président Bouteflika en 2011. Pour rappel, Mokdad Sifi a décliné l’invitation de participer à ces consultations.

En effet, il a minimisé l’importance de la dernière joute électorale en critiquant le règne de Bouteflika en indiquant que «ce qui importe, ce ne sont pas les noms ou le nombre de mandats, mais plutôt le bilan », estimant que « le danger du régime en place ne guette pas uniquement les générations actuelles, mais il s’étend aux futures générations ».

De plus, Mokdad Sifi estime que Bouteflika n’a rien fait en matière de l’exercice démocratique et dans la construction des institutions de l’Etat. « La situation de l’Algérie n’a pas changé depuis 1999, c’est pourquoi je ne me suis pas intéressé par les élections. La priorité c’est la conjugaison des efforts afin de sortir du blocage politique que connaît le pays ».    

Interrogé sur son retrait de la scène politique durant les deux dernières décennies, Sifi refuse d’employer le retrait en expliquant qu’ « au contraire je ne me suis pas retiré, et j’étais le premier à avoir parlé et averti, tant par le communiqué émanant des six candidats qui se sont retirés de la présidentielle de 1999, que par le boycott des consultations politiques menées par Bensalah en 2011 pour une initiative politique que j’ai remise au pouvoir, ou à travers la lettre que j’ai remise dans la même année à Bensalah». 

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