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Mokhtar Belmokhtar : « Nous détenons des armes libyennes par le biais de révolutionnaires affiliés à al-Qaïda »

الشروق أونلاين
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Le fondateur de l’«Émirat du Sahara» Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou al-Abbas, a affirmé que les éléments terroristes actifs dans la zone du Sahel ont acquis des armes libyennes durant la révolution.

Mokhtar Belmokhtar a estimé que «cette acquisition est tout à fait normale».  Toutefois, il a nié la participation des combattants dans l’organisation des opérations de combat contre les forces de Mouammar Kadhafi.

Dans une interview accordée au quotidien mauritanien « Nouvelles de Nouakchott », le fondateur de l’ « Émirat du Sahara » a considéré que le mouvement de Al-Qaïda est l’un des importants bénéficiaires de ces révolutions qui ont secoué le Monde arabe, car selon lui ces dernières sont parvenues à braver la peur et la terreur semées par les dictateurs qu’il juge de « sujets de l’Occident » et a dit que les révolutionnaires ont gagné de la confiance en eux de pouvoir réaliser le changement du pouvoir.

Cependant, il estime que les révolutionnaires ne sont pas parvenus à concrétiser ce qui est attendu d’elles, à savoir la mise en place d’un système islamique dû selon lui au maintien de la même idéologie politique et laïque au devant de la scène.

Abou al-Abbès a reconnu la possession de son mouvement  des armes libyennes et a expliqué que le plus important pour lui c’est que le peuple libyen et le Mouvement islamique ont tiré profit de ces armes utilisées comme une force de répression des régimes contre leurs propres peuples.

En revanche, il met en garde les islamistes en Libye contre l’écoute des appels aux désarmements car ces armes, selon lui, sont leur source de sécurité et de défense.

Il affirme encore que les révolutionnaires libyens entretiennent de relations étroites avec son mouvement. « C’est un honneur et une gloire pour nous et pour eux », a-t-il confié.   

Au sujet des français pris en otage par Al-Qaïda, Abou al-Abbès a réitéré la demande du Mouvement au retrait de l’armée française d’Afghanistan comme condition pour libérer les otages.

Quant à la mise en liberté de Omar Sahraoui des geôles Mauritaniennes, il a dit que cela a été mentionné dans l’accord conclu et ce en libérant les otages espagnols en contre partie.

Il a aussi revendiqué la prise en otage de ce qu’il qualifie d’espions relevant des services secrets mauritaniens, dont leurs aveux enregistrés, selon lui, et seront publiés prochainement sur le net.     

 Il a reconnu, dans le même entretien, l’existence d’un conflit entre lui et le leader qui l’a succédé à la tête de l’Emirat, en soulignant qu’il conteste la diversité régie par la «morale et l’éthique de l’Islam», qui est le résultat de différentes perceptions et la compréhension de chacun selon ses circonstances et son expérience.  

Il a également démenti les informations faisant état d’une quelconque négociation entamée avec les services de sécurité en Algérie dans le but de se livrer, tout en insistant sur sa conviction de continuer à mener des opérations terroristes.

Le fondateur de l’ « Émirat du Sahara » a révélé que l’organisation avait tenté d’assassiner l’ambassadeur israélien à Nouakchott. Selon ses dires, l’affaire de Nouakchott, prévue par l’organisation pour le mois de février 2011, a été soldée par l’explosion de l’une des voitures piégées dans la périphérie de la capitale et la saisie d’une autre au sud du pays.

Ces actes ont été derrière la décision du président mauritanien de retirer ses troupes du nord du Mali, soulignant que les deux voitures piégées visaient  l’assassinat du président mauritanien et l’ambassade de France à Nouakchott.

 

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