Moussa : « Recul de la crise de logement dans de nombreuses wilayas du pays »
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, a affirmé mardi soir à Alger que la crise de logement a été considérablement réduite dans de nombreuses wilayas du pays.
“Il faut savoir que la crise de logement a été considérablement réduite dans de nombreuse wilayas du pays, à l’exception les grandes villes où la demande reste très forte”, a-t-il indiqué lors d’une émission de la télévision nationale, diffusée au lendemain de son audition par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il a souligné, dans ce sens, l’intérêt particulier accordé par les pouvoirs publics aux régions sud du pays où de nombreux programmes de construction de logements sont en cours ou seront lancés incessamment. Des rencontres, regroupant les autorités locales du sud et les spécialistes de la construction et de l’urbanisme, ont été organisées afin de parvenir à construire des logements en nombre suffisant et avec une architecture qui prend en considération la spécificité sociale et le climat de ces régions chaudes. Selon lui, la “forte” volonté politique et l’expérience acquise par les entreprises algériennes ont permis de réduire les délais de réalisation des logements qui sont passés de 10 ans à 2 ans seulement. A une question sur la prise en charge de la “classe moyenne” en matière de logement, Moussa a indiqué qu’une stratégie était mise en œuvre pour prendre en charge l’ensemble des franges de la société et satisfaire ainsi la demande nationale. Pour le ministre, les jeunes ont également des quotas déterminés par la réglementation en vigueur, relevant que 61% des programmes LSP et 31% des logements ruraux sont destinés à cette couche de la société. S’agissant des efforts consentis pour l’absorption de l’habitat précaire, Moussa a affirmé que “toutes les familles recensées en 2007, en tant qu’ayant droit, ont été relogées ou le seront prochainement”. Le recensement effectué au cours du 1er semestre 2007, relève l’existence de plus de 561.000 habitations précaires dont 380.000 à démolir. Dans ce cadre 89.000 familles ont été relogées et le reste le sera dans l’avenir, a-t-il ajouté. Interrogé sur la suppression de la formule location vente de l’AADL, le ministre a fait savoir que parmi les nombreuses raisons de cette suppression figure le financement du programme qui est passé du trésor public à l’épargne publique. “Lancé 2001, le programme AADL avait connu des problèmes et accusé beaucoup de retard dés le début. Après le séisme de 2003 il a fallu revoir toutes les techniques de construction de logements et introduire la parasismique ce qui avait entravé la mise en œuvre du programme”, a-t-il expliqué. Il a réitéré, en outre, que tous les postulants ayant eu l’accord de l’AADL et payé les droits de la souscription, ont eu ou auront leur logement, ajoutant que “la demande est tellement forte que physiquement elle équivaut la construction d’une ville comme Constantine, à titre d’exemple”. A une question sur les raisons du maintien du salaire maximum de 24.000 DA pour bénéficier d’un logement social, M. Moussa a expliqué que “malgré cette condition la demande est toujours forte en ce qui concerne la formule du social. Hisser le plafond des salaires des postulants à 30.000 DA ne fera qu’augmenter la demande davantage”. Concernant la contestation de certains citoyens relogés dans des appartements exigus, il a indiqué que dans le but d’offrir le meilleur aux familles algériennes, il a été décidé en 2006 de renoncer à la construction des logements d’une et de deux pièces (F1 et F2).