Négociations avec Renault : l’Algérie exige la fabrication de 100 000 véhicules/an
Le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi, a indiqué que les négociations avec le constructeur automobile français Renault avancent avec une cadence « acceptable ».
Le gouvernement, pour rappel, a exigé de mettre en place une industrie automobile nationale avec une moyenne d’intégration de pas moins de 50 %. Le ministre qui s’exprimait en marge du Salon national inversé de sous-traitance qui se déroule au Palais des expositions à Alger, a indiqué que le dossier nécessite une étude approfondie de tous les aspects techniques, commerciaux et économiques. Il a par ailleurs souligné que le gouvernement a exigé du constructeur Renault de fabriquer au moins 100 000 véhicules de gammes variées par an en Algérie. Mohamed Benmeradi a indiqué, d’autre part, qu’il a rencontré les représentants de 180 PME françaises lors de sa dernière visite à Paris. Selon lui, ces entités sont toutes prêtes à venir investir dans notre pays. « Nous avons discuté avec eux. Je leur avais annoncé que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a donné ordre au gouvernement de travailler au cours des prochains mois pour améliorer le climat de l’investissement de manière générale », a-t-il précisé. Dans le même contexte, il a précisé que le gouvernement veut de véritables investissements en Algérie et non pas des représentations commerciales.
A une question sur un éventuel amendement de la réglementation régissant l’investissement, le ministre a répondu : « j’avais parlé du climat d’investissement dans les règles juridiques où rien n’est annoncé. La seule chose qui est annoncée aujourd’hui c’est de travailler pour améliorer les règlements de fonctionnement. Mais dans les règles générales qui régissent l’investissement, rien n’est annoncé pour le moment ». Abordant sa visite de travail à Paris à l’invitation de l’ancien Premier ministre français et vice-président du Sénat, Jean- Pierre Raffarin, Benmeradi l’a qualifié de « positive » et de « très bénéfique ». « Cette visite (21 et 22 avril) a été, à la fois, une occasion de revoir des dossiers particuliers mais aussi les perspectives de la coopération algéro-française en général », a-t-il expliqué. « Ma récente visite à Paris s’inscrit dans le cadre du dossier économique algéro-français. Nous étions partis sur un ensemble de dossiers qui avaient connu un certain nombre de contraintes. Nous les avons évalués mais en plus nous sommes en train d’essayer de bâtir un partenariat avec les entreprises françaises », a-t-il conclu.