New Delhi refuse l'aide d’Israël
Au lendemain d’une série d’attaques spectaculaires à Bombay en Inde, Israël propose son appui militaire à New Delhi. Les autorités indiennes déclinent cette offre d’autant plus que son armée parait avoir la situation en main ce vendredi.
- Les forces indiennes continuaient vendredi une opération coup de poing contre les islamistes armés retranchés à Bombay, deux jours après la série d’attaques, accompagnées de prises d’otages, qui a ébranlé la capitale financière du pays. Le bilan, encore provisoire fait état pour l’instant de 130 morts dont au moins 17 étrangers.
- Les commandos des forces spéciales ont réussi à libérer une centaine d’otages dont des étrangers qui étaient retenus dans des hôtels prestigieux de Bombay notamment le Trident et le Taj Mahal.
- Les islamistes, armés de fusils automatiques et de grenades ont également ciblé d’autres lieux bondés de civils indiens, comme la gare centrale et un hôpital accueillant des femmes et des enfants pauvres.
- Des opérations de ratissage pour déloger d’éventuels assaillants se poursuivaient aux abords des deux hôtels et le Centre juif.
- Israël qui justement compte cinq morts parmi ses ressortissants a, par la voix de son ministre de la défense, proposé son aide militaire à New Delhi.
- Selon le quotidien Haaretz, Ehud Barak, a offert à l’Inde une aide dans le domaine de la lutte antiterroriste indiquant qu’un avion affrété par son ministère était même prêt à partir. Mais le niet de l’Inde à cette proposition est venu mettre un terme aux “bonnes intentions” d’Israël.
- L’on pourrait penser que l’état hébreu veuille jouer à une guerre de terroristes contre terroristes seulement, mais Israël pourrait bien traquer les musulmans les assimilant à priori aux islamistes extrémistes.
- Par ailleurs, même si les occidentaux évoquent la piste d’Al-Qaïda, New Delhi voit la main du Pakistan voisin derrière ces attaques mais Islamabad démentit fermement ces allégations.
- Les attaques qui ont frappé le cœur financier de la dixième puissance économique mondiale, ont certes été revendiquées au nom d’un groupe islamiste, les Moujahidine du Deccan, du nom du plateau qui couvre le centre et le sud de l’Inde, mais cela ne suffit pas à atténuer les soupçons de l’Inde. D’autant que des sources officielles, parlent de l’arrestation au Taj Mahal d’un Pakistanais qui appartiendrait à un groupe islamiste basé au Pakistan, connu notamment pour avoir attaqué le Parlement indien en 2001, un attentat qui avait failli déclencher une nouvelle guerre entre l’Inde et le Pakistan.
- “Selon des informations préliminaires, des éléments au Pakistan sont responsables”, a déclaré vendredi le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee.
- La tension monte encore une fois entre les deux pays.