Nezzar de nouveau devant les tribunaux suisses
Pour rappel, le général Khaled Nezzar avait été entendu par la police suisse en octobre 2011, alors qu’il se trouvait à Genève pour soins. L’organisation non gouvernementale Trial avait introduit une plainte en soutien aux islamistes du FIS installés sur le sol helvétique.
En outre, quatre hauts fonctionnaires, à savoir le général à la retraite Abderrezak Maïza, Me Ali Haroun, le colonel Belkacem Boukhari et M. Ahmed Djebbar ont été auditionnés par la justice suisse. Ces derniers, lors des faits reprochés au général Nezzar, ont occupé respectivement les postes de chef du secteur opérationnel d’Alger, ancien ministre des droits de l’homme et membre du HCE, ancien procureur près le tribunal de Blida et ancien ministre de l’Education nationale et conseiller de feu Mohamed Boudiaf.
Selon l’ancien ministre de la Défense, le général à la retraite Khaled Nezzar, ces cadres supérieurs de l’Etat ont été appelés en Suisse comme témoins, à sa demande, pour le disculper dans l’affaire qui l’oppose à l’ONG suisse Trial.
Il se dit également étonné des fuites savamment distillées à la presse, pourtant cette affaire est confidentielle. La personne malveillante qui l’a fait n’a pu obtenir ces informations qu’auprès des personnes présentes durant l’audition, violant ainsi le secret de l’instruction, alors que les magistrats en charge du dossier ont strictement interdit toute divulgation du déroulement des auditions aux médias.
Toujours selon ce dernier, toute cette cabale a été montée de toutes pièces pour nuire, à travers sa personne, à l’Armée nationale populaire.