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Nezzar: «Zeroual n’a pas accordé une couverture politique aux hommes armés»

الشروق أونلاين
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Nezzar: «Zeroual n’a pas accordé une couverture politique aux hommes armés»
Younès Oubaiche
Khaled Nezzar, général à la retraite

Dans cette dernière partie de cette longue interview accordée à Echorouk, le général à la retraite Khaled Nezzar revient sur une série de sujets chauds, dont le dossier des disparus, son procès en Suisse, l’affaire du général Hassan et toute la polémique qui s’en est suivie, dont le silence brisé par le général de corps d’armée, Mohamed Mediène, dit Toufik.

Les familles des disparus continuent de manifester pour connaître la vérité du sort réservé à leurs enfants.

Nous savons que de nombreuses familles des disparus ont accepté l’indemnisation, excepté quelques unes, dont Nacera Ditour… Nous savons de qui il s’agit. Elle appartient au Forces des forces socialistes (FFS). Nous sommes également au courant de ses agissements.

Pensez-vous que le FFS serait à l’origine cette affaire ?

J’ai dit que Ditour appartient au FFS, et je n’ai pas dit que le parti est derrière cette affaire.

Qu’en est-il de votre procès devant la justice suisse ?

Je veux d’abord continuer de répondre à votre première question. Pour ce qui est des familles ayant refusé d’être indemnisées, elles sont peu nombreuses. En tout cas, leur problème doit être réglé. A ce titre, je dois dire qu’il est difficile de connaître le sort de tous les disparus car ceux qui ont rejoint le maquis activaient discrètement.  Il arrive que quelques uns d’entre eux meurent sans que leurs familles ne sachent plus rien d’eux. C’est pourquoi il est difficile de résoudre cette question de manière à satisfaire tout le monde.

D’après vous, comment arriver à clore définitivement ce dossier ?

Je pense que la meilleure solution c’est de se soumettre à la justice dans ce genre de questions. Mais, nous avions une autre direction, celle de la réconciliation nationale, précédée par la concorde civile. C’était l’initiative proposée par mon ex-conseiller, le général à la retraite, Mohamed Touati. Malheureusement, l’objectif escompté n’a pas été atteint ! A ma connaissance, il y a avait environ 6.000 hommes armés répartis en trois groupes concentrés à Jijel, à l’Ouest et à Médéa. Mais, à cette époque ils n’avaient pas une couverture politique. Etant donné ils ne s’étaient pas rendus, cela prouve que leurs revendications n’avaient pas été prises en charge. Zeroual ne leur avait pas accordé une couverture politique, contrairement à Bouteflika et c’est pourquoi ils ont décidé de descendre des maquis.

Le général Zeroual se serait plaint de ne pas avoir eu accès à la vérité sur les négociations ayant eu lieu avec les hommes armés, et ce serait d’ailleurs la cause qui l’aurait poussé à démissionner. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

Zeroual était au courant de tous les développements. Quant à moi, j’ai été loin du poste de responsabilité.

Je m’adresse au général à la retraite qui a l’habitude de montrer sa position sur un nombe de situations qu’a vécues le pays ?

Il y a une différence entre l’annonce de mon attitude et la vérité de ce qui se passe derrière le rideau. Je n’ai contacté le président Zeroual qu’une seule fois. Lorsque le général Mohamed Lamari était au poste de responsabilité, je le contactais de temps à autre en tant que général pour débattre de certains sujets, dont la prison de Serkadji. Je me rappelle que certains m’avaient demandé à l’époque le secret de mes déplacements, je leur avais répondu que l’assassinat de Boudiaf m’intéressait. Car si Lembarek Boumaârafi (tueur de  Boudiaf) était décédé, l’Armée aurait été taxée de responsable.

Avez-vous été consulté, une fois à la retraite, sur des sujets qui concernent le pays, notamment au plan sécuritaire ?

Non, jamais!  Celui à qui on confie officiellement la responsabilité doit l’assumer.

Revenons sur votre procès devant la justice helvétique, avez-vous trouvé du soutien de l’Etat ?

Oui, je le confirme. J’ai eu le soutien du Président à travers un message verbal envoyé au gouvernement suisse, dont lequel il indiquait ne pas reconnaître ce procès qu’il considérait comme atteinte à la souveraineté nationale.

Vous-a-t-il contacté par téléphone ?

Non, nous avons une commission spécialisée. La personne qui y est chargée de contacter le Président, c’est bien le ministre des Affaires étrangères.

Y avait-il des entretiens officiels entre les deux pays sur cette affaire ?

Effectivement, Abdelaziz Ziari, alors président de l’APN, s’est rendu en Suisse et a rencontré à deux reprises les responsables suisses avec d’autres responsables. En outre, l’Etat a pris en chargé les frais du procès par le biais du Consulat d’Algérie.

Le Consulat a-t-il privé une initiative ?

Non! Comment le consulat prend-il d’initiative?…C’est l’argent de l’Etat et c’est le Président qui a pris la décision. Les choses sont claires.

A-t-on mis à votre disposition un vol spécial ?

Non, pourquoi?

Où se situe votre affaire au niveau de la justice helvétique ?

Je ne veux pas y revenir en détail. En tout cas, je pense que ça va durer car elle est en cours d’instruction. Il faut savoir une chose que la Suisse a modifié ses lois en 2011 de sorte qu’elle puisse intervenir dans les affaires des autres. Ceci dit, il y a un lobby de magistrats qui tente d’imposer ce fait, mais pas tous. Le procureur de la Confédération suisse est ceux qui veulent y intervenir. En effet, j’ai mais à la connaissance de ma défense que les témoins à charge en Suisse sont les mêmes qui s’étaient présentés devant le tribunal de Paris. Actuellement, la procureure de la Confédération suisse en charge de l’affaire a été rempalcé par un autre procureur en charge de lutte antiterroriste.

Avez-vous des témoins à décharge ? Si oui, quels sont-ils?

Mes témoins sont Mohamed Bedjaoui, ancien ministre des affaires étrangères, le général Maiza, le procureur général militaire Boukhari, Ali Haroun et huit autres, dont le Pr. Ahmed Djebbar, Aslaoui… Je pense que l’affaire sera close prochainement.

Quel est votre position vis-à-vis de l’affaire du général Hassan ?

J’ai déjà publié un article après la mise en prison du général Hassan…Je ne connais pas cet homme…j’ai été étonné par la peine prononcée à son encontre. Une peine allant de 5 à 20 ans est une considérée comme une condamnation criminelle. En effet, moi je n’ai commenté la décision de la justice.

Quel commentaire faites-vous de la lettre de l’ancien patron du DRS, le général Mohamed Mediène ?

Le général Toufik s’est prononcé sur une affaire qu’il juge injuste. Le général Toufik a été le responsable hiérarchique de Hassan.  C’est lui qui lui a donné des instructions qu’il (Hassan) a appliquées comme il le lui a demandé.

Le général Toufik serait-il convoqué à la barre dans le cadre de cette affaire ?

Pourquoi le convoquer?…Je ne comprends pas ce que veulent ces gens!

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Commentaires
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  • RAIS HAMIDOU

    il aime se faire briller certainement qu'il a gardé un complexe du fait qu'il n'a pu présider aux destinées du pays...Il a eu certainement pitié de nous, autrement dit nous aurions été classés avec les républiques bananières....il confond la fonction présidentielle avec celle des troubadours dont je lui trouve un talent.