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Norvège : Breivik en détention, dit avoir voulu sauver son pays de l'islam

Norvège : Breivik en détention, dit avoir voulu sauver son pays de l'islam

Anders Behring Breivik, le suspect du massacre de 76 personnes en Norvège, a expliqué avoir voulu sauver son pays de l'invasion musulmane et a révélé l'existence de deux autres cellules pour l'aider dans son projet, a annoncé le tribunal d'Oslo lundi, à l'issue d'une première audience.

Le juge Kim Heger a décidé de placer le suspect en détention provisoire, sans visite ni correspondance, pour une période renouvelable de huit semaines, dont les quatre premières en isolement total. D’après ce que le tribunal comprend, le suspect estime qu’il devait commettre ces actes pour « sauver la Norvège et l’Europe de l’Ouest face, entre autres, au marxisme culturel et à une invasion musulmane », a indiqué le magistrat, disant citer le suspect au style direct. Au cours de ses auditions, Behring Breivik, qui n’a pas été autorisé à porter un uniforme comme il le souhaitait pendant sa comparution, a évoqué l’existence de deux cellules dans notre organisation, selon le juge qui n’a pas fourni davantage de précisions. L’opération ne visait pas à infliger le plus de pertes possibles, mais de lancer un signal fort qui ne puisse pas rester incompris, a ajouté Heger, citant encore Behring Breivik. En substance, le suspect reprochait au Parti travailliste, au pouvoir en Norvège, d’importer massivement des musulmans, alors que, selon lui, personne avec un peu de conscience ne peut laisser le pays être colonisé par des musulmans, ressort-il de ses propos rapportés par le juge. Ses deux attaques visaient visiblement le parti au pouvoir: il a d’abord commis un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement de centre-gauche puis à ouvert le feu sur un  rassemblement de jeunes travaillistes. En s’en prenant à ces jeunes, il a dit vouloir assécher le recrutement du parti du Premier ministre Jens Stoltenberg, a précisé le juge. Behring Breivik reconnaît les faits mais il ne plaide pas coupable, a-t-il ajouté. Les faits incriminés tombent sous le coup de deux paragraphes du Code pénal qui punissent la déstabilisation ou la destruction de fonctions essentielles de la société, telles que le gouvernement et l’intention de semer la peur au sein de la population. L’audience, qui a duré environ 40 minutes, s’est déroulée à huis clos conformément aux vœux de la police. Il y a des informations concrètes qui indiquent qu’une audience publique, en présence du suspect, est susceptible de déclencher une situation extraordinaire et extrêmement délicate eu égard à l’enquête et à la sécurité, avait auparavant expliqué le juge Kim Heger pour justifier sa décision.

 

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