Nouveau scandale: les pots-de-vin d’ENI à Chakib Khelil
Le célèbre journal italien “La Repubblica” apporte des révélations sur un autre dossier de corruption, jusque-là jamais divulgué.
En plus de la confirmation du procès pour l’affaire de la compagnie Saipem – 198 millions dollars versés à « Khelil et son entourage », en échange de 8 milliards de dollars de contrats en Algérie – la Cour de Milan a renouvelé sa requête pour une autre affaire de corruption.
Cette affaire concernerait le rachat par le groupe pétrolier italien Eni d’une firme gazière canadienne First Calgary Petroleums, activant en Algérie à travers une joint-venture avec Sonatrach.
La transaction, d’un montant de 923 millions de dollars canadiens, a été rendue possible par l’accord donné par Chakib Khelil, alors ministre de l’Énergie, à qui Saipem aurait versé, selon le quotidien italien La Republica, une commission de 41 millions d’euros.
Dans cette nouvelle affaire, sont cités les noms de hauts responsables d’ENI et de sa filiale Saipem, ainsi que celui de Farid Bedjaoui, homme d’affaires algérien ayant servi d’intermédiaire, en association avec Samir Ouraied.
Selon La Repubblica, les juges italiens vont de nouveau entendre les responsables du groupe italien, et les dates des audiences sont déjà connues et se dérouleront du 28 juin au 1er juillet. Farid Bedjaoui, proche parmi les proches de Chakib Khelil, est cité à comparaître dans ce dossier, en compagnie, notamment de Samir Ouraied, un de ses hommes de confiance.