Nouvel organisme pour gérer les caméras de surveillance
Le gouvernement a décidé la création d’un nouvel organisme spécialisé dans la réalisation de systèmes de vidéosurveillance sur l’ensemble du territoire national, particulièrement en ce qui concerne les institutions officielles et les points sensibles. Cet organisme sera placé sous tutelle du ministère de la défense nationale et géré conjointement par les différents services de sécurité. Cette démarche permettra de sécuriser les systèmes de surveillance.
- Le décret présidentiel en vigueur depuis le début du mois stipule la création de ce nouvel établissement à caractère industriel et commercial qui constituera en même temps une source de fonds pour l’institution militaire. L’entreprise de réalisation de systèmes de vidéosurveillance sera financièrement indépendante et relèvera du secteur économique de l’Armée Populaire Nationale. Sa mission principale est de réaliser des systèmes de vidéosurveillance sur l’ensemble du territoire, y compris la conception, le développement et l’installation des systèmes, ensuite le service après-vente ainsi que la formation et la qualification des personnels des secteurs utilisateurs.
- Cette entité évaluera de façon cyclique, pour les pouvoirs publics, les dispositions de la vidéosurveillance mises en place dans les espaces publics urbains. Elle se chargera également de réaliser l’expertise et de les systèmes de vidéosurveillance au niveau des sièges des institutions et sites sensibles, et oeuvrera à intégrer tous les systèmes diffusés par les opérateurs publics et privés dans un dispositif global de télésurveillance des espaces publics.
- Le nouvel organisme est considéré comme une institution sensible vu son type d’activité. Son conseil d’administration est présidé par le ministre de la défense national lui-même ou par son représentant, c’est-à-dire par le président de la république puisque c’est lui le ministre de la défense nationale, ou l’un de ses représentants qu’il désignera.
- Le conseil est aussi composé de représentants du commandement de l’Armée Populaire Nationale, du département du renseignement, de la gendarmerie nationale, de la direction des industries militaires, de la direction des affaires financières, de la Sûreté Nationale, ainsi que des ministères de l’intérieur, des finances et des technologies de l’information et de la communication.