Ould Khelifa sanctionne le député “Spécifique” sous pression
Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a interdit au député Tahar Missoum, populairement connu par le député «spécifique» de prendre la parole et de participer aux travaux de six séances plénières, au moment où quelques députés ont procédé au boycott de la prochaine réunion du conseil, en guise de protestation contre la sanction dudit député.
« Vu les comportements incorrects et répétés du député Tahar Missoum au sein de l’hémicycle et son exploitation de cet espace pour insulter et injurier les cadres de l’Etat jusqu’à porter atteinte à leur honneur et dignité, et après l’avoir averti de se conformer au règlement intérieur, après plusieurs avertissements pour s’en tenir au sujet du débat, il a été décidé conformément aux clauses du règlement intérieur de l’APN notamment les articles de 75 à 78 relatifs aux mesures disciplinaires, d’interdire à ce député de prendre la parole et de participer aux travaux de six séances plénières et ce afin d’éviter de tels comportements déplorables qui ne cadrent pas avec la noble mission de député », souligne dimanche un député de l’APN relayé par l’Agence de presse algérienne.
L’élu de Médéa s’en est pris à Ould Khelifa, Abdesslam Bouchouareb, l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, l’ancien ministre du Commerce, Amara Benyounès, le député et vice-président de l’APN, Bahaeddine Tliba.
M. Missoum, connu sous le surnom de “Spécifique”, un adjectif qui revient comme un leitmotiv dans ses interventions à l’hémicycle pour qualifier les pratiques des ministres, est suivi notamment par les jeunes. Son style humoristique de critique envers la politique du gouvernement plaît aux Algériens qui partagent ses vidéos sur les réseaux sociaux.