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Ouyahia a-t-il échappé au sort réservé à Tebboune?

الشروق أونلاين
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D.R

La présidence de la République semble avoir pardonné au Premier ministre, Ahmed Ouyahia après avoir dissipé la crise dite de “privatisation”.

Un communiqué émanant du Premier ministère a révélé qu’Ahmed Ouyahia s’est envolé vendredi en direction d’Addis-Abeba (Ethiopie), où il participera au 30e sommet de l’Union africaine (UA), en sa qualité de représentant du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Il sera accompagné du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, selon le communiqué.

De l’avis des observateurs, le communiqué des services du Premier ministère évoquant la mission confiée à Ouyahia par le président Bouteflika donne l’impression que tout semble rentrer dans l’ordre, coupant ainsi cours aux spéculations et interprétations selon lesquelles les jours d’Ouyahia à la tête de l’Exécutif seraient comptés dans la mesure où le chef de l’Etat a annulé les décisions prises par ce dernier.

En outre, ils l’ont (Ouyahia) présenté comme une deuxième victime qui serait dégommée de la même façon que son prédécesseur, en l’occurrence Abdelmadjid Tebboune.

Il s’agit en réalité de la première mission officielle qu’assume le chef de l’Exécutif depuis l’instruction de la présidence de la République annulant le projet de privatisation initié par ce dernier. En effet, Ouyahia n’a pas fait d’apparition officielle au cours de ces deux dernières semaines, à l’exception de la présidence -sous la casquette du RND- de la 4e session du conseil national de son parti.

Une absence qui aurait laissé libre cours aux spéculations, dont certains le voient sur la sellette, notamment après l’intervention de la Présidence à deux reprises, pour geler la liste de bénéficiaires de l’exclusivité de montage des véhicules étrangers en Algérie  ainsi que pour annuler l’ouverture du capital de certaines entreprises publiques à l’actionnariat privé.

Le doute a plané autour du devenir d’Ahmed Ouyahia, et ce depuis son absence surprise du Salon international des énergies renouvelables attribuée à un rhume aigu. 

Pour des observateurs, l’homme aux sales besognes aurait pu voir son passage à la tête du gouvernement écourté n’étaient les répercussions qu’a connues l’appareil exécutif depuis l’été dernier, sachant que trois personnalités se sont succédé à ce poste en moins de trois mois, en l’occurrence, Abdelmalek Sellal, Abdelmadjid Tebboune, dont l’éjection a suscité une avalanche de réaction et puis Ouyahia. Celui-ci aurait vu son bail renouveler car les décideurs auraient voulu éviter une autre instabilité qui ne fera que fragiliser l’exécutif. 

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