Ouyahia: « Ferhat M’henni est un mercenaire »
Ahmed Ouyahia, fraîchement élu à la tête du secrétariat général du RND, a indiqué que des forces étrangères cherchaient à régler des comptes avec l’Algérie, traitant le président de MAK, Ferhat M’henni de « mercenaire à la solde d’intérêts étrangers».
Le Sg du RND a déclaré, lors d’une conférence de presse animée lundi au siège de son parti à Ben Aknoun, que l’unité nationale était une ligne rouge.
«Le président Bouteflika a été élu par le peuple à la tête de la magistrature suprême jusqu’en 2019. Avant cette date, nul n’est autorisé de parler d’élection anticipée », a dit Ouyahia, en faisant allusion vraisemblablement au tweet du premier ministre française, Manuel Valls montrant le président Bouteflika affaibli.
« La réaction des autorités algériennes au tweet de Valls était ainsi, car ce dernier a commis une grande indélicatesse », soutient-il.
Par ailleurs, il est revenu sur l’affaire opposant le ministère de la Communication au groupe El Khabar estimant que le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, qui a acheté une partie des actions dudit quotidien, a « politisé le dossier de l’affaire », affirmant que la justice tranchera l’affaire.
Le directeur du cabinet de la présidence de la République n’a pas manqué d’encenser le quotidien El Khabar.
Interrogé sur sa relation avec le vieux parti, Ouyahia a soutenu que « le FLN est un allié stratégique, mais il y a des divergences entre nous qui nous ont poussés à boycotter la conférence pour la constitution du mur national à laquelle a appelée ce parti », sans pour autant répliquer à Saadani qui l’avait accusé d’avoir trahi le président.
Pour ce qui est du retour de Chakib Khelil au pays, il estime que cet homme est revenu dans son pays, ajoutant qu’il (Ouyahia) témoignera dans le cadre de l’affaire Sonatrach II si la justice le convoque.
Sur le volet économique, il qualifie la situation financière du pays de « difficile », affirmant que « le risque de recourir à l’endettement extérieur est réel».