«Panama Papers»: de nombreux Algériens impliqués !
Le monde s’est réveillé avec le plus grand scandale politico-financier dénommé «Panama Papers», d’une grande ampleur depuis WikiLeaks .
Selon ces «bonnes feuilles» plus de 140 personnalités internationales et arabes dont des Algériens sont impliqués dans ce scandale.
Plusieurs dirigeants, dont des décédés, sont mentionnés sur cette liste, à l’image de Vladimir Poutine, Alaa Moubarek et feu son père, Bachar el-Assad, feu Mouamar Kadhafi, Lionel Messi, etc.
En effet, des dizaines de chefs d’État, sportifs et milliardaires sont épinglées par des révélations retentissantes sur l’évasion fiscale, suite à une fuite de documents massive qui mettent en lumière le monde de la finance offshore et des paradis fiscaux.
Au total, près de douze millions de fichiers, provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore. Cette société a administré plus de 214.000 entités dans 21 paradis fiscaux, entre 1977 et 2015.
Ces «Panama Papers» révèlent que des milliers d’anonymes, mais aussi des réseaux criminels et des dizaines de personnalités ont eu recours à des montages financiers pour dissimuler leurs actifs dans des paradis fiscaux sur toute la planète.
Parmi ces nombreux chefs d’Etat, politiciens, sportifs et personnages publics partout dans le monde, figure notre ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchaoureb, qui possède une société offshore basée à Panama. Cette société, Royal Arrival Corp (RAC), l’entreprise dont Bouchouareb est le seul propriétaire depuis avril 2015, est spécialisée dans la représentation commerciale et la négociation, les contrats commerciaux, les travaux publics et le transport maritime et ferroviaire. Elle est active en Algérie, en Turquie et au Royaume-Uni.
Ce dernier la gère via une société basée au Luxembourg appelée Compagnie d’Etude et de Conseil (CEC). Il détient, à travers cette société un compte dans la banque suisse NBAD Private Bank SA. Selon la même source, CEC qui a créé RAC l’a fait en toute transparence pour gérer les biens que le ministre a hérités.
Vu son poste de ministre, «nous avons décidé, avec son aval, de différer toute activité de l’entreprise. L’ouverture du compte à la NBAD de Genève n’a jamais été finalisée. Bouchouareb nous a demandé de geler cette société tant qu’il occupait le poste de ministre», a ajouté la même source.
Par ailleurs, d’autres Algériens et non des moindres, sont cités par «Panama Papers». Il s’agit de Réda Hemche, neveu de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, et de ses proches Farid Bedjaoui et Omar Habour, déjà cités dans l’affaire Sonatrach 2 par la justice italienne pour une affaire de pots-de-vin de 198 millions d’euros versés par l’entreprise pétrolière Saipem, en échange de contrats avec la Sonatrach.
Selon le Monde, le cabinet financier au centre du scandale, Mossack Fonseca, a créé des sociétés offshore pour Farid Bedjaoui, dont l’une d’elles, Pearl Partners, basée à Honk Kong, a reçu un virement de 198 millions de dollars sur un compte émirati. A partir de là, une partie de la somme a atterri dans un compte en suisse de la banque Edmond de Rotschild SA, où il y dispose d’un mandat de gestion pour la société Sorung Associates Inc. où cet argent a été versé.
Dans cette même banque, Réda Hemche, l’ancien chef de cabinet du PDG Sonatrach et neveu de Khelil, a également disposé d’un compte en banque approvisionné de 1,75 millions de dollars entre l’été 2009 et janvier 2010, détaille Le Monde. Au total, le nom de Bedjaoui apparaît dans au moins 17 sociétés offshore, domiciliées au Panama, aux îles Vierges britanniques et aux Émirats arabes unis.
Lorsque son nom est cité dans la presse en 2013, l’agence d’investigation financière du gouvernement des îles Vierges britanniques adresse un courrier au cabinet Mossack Fonseca, à l’origine de la création de ces nombreuses sociétés entre 2004 et 2010. L’enquête les mène vers une société dénommée Minkle Consultants SA, détenue conjointement par Bedjaoui et Omar Habour. «Ce dernier aurait reçu un virement de 34,3 millions de dollars (30 millions d’euros) sur un de ses comptes au Liban», détaille encore le quotidien français.