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Plus de 500 000 travailleurs touchent 3000 DA depuis près de 20 ans

الشروق أونلاين
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Le nombre des employés du filet social est de plus de 600 000. Une grande partie de ces employés travaillent dans les secteurs de la santé, l’éducation et les collectivités locales. Le salaire de cette catégorie de travailleurs ne dépasse pas les 3000 DA par mois. Cette somme ne suffit même pas pour assurer le pain et le lait quotidiens à une seule personne pendant un mois.

Ces employés qui doivent travailler huit (8) heures par jour accomplissent des taches dangereuses que même les travailleurs titulaires (permanents) n’accomplissent pas. En effet, les travailleurs exerçant dans le cadre du filet social accomplissent quotidiennement des taches sensibles dans le secteur des collectivités locales. Outre les missions « dangereuses » pour lesquelles ils sont affectés, ils ont en outre accès à des documents comportant des renseignements sensibles sur les citoyens vu qu’ils travaillent dans des services important à l’instar de celui des passeports, cartes grises, archives et outil informatique. Ces postes sont souvent occupés par des employés titulaires. Certains travailleurs du filet social sont des diplômes universitaires qui n’ont pas trouvé un emploi. Certains d’entre eux exercent dans ce cadre pendant de longue année. Le président de l’Union nationale des travailleurs des Assemblées populaires communales affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a indiqué à Echorouk que le filet social a été créé durant les années quatre-vingt-dix. A sa création ce dispositif a été destiné aux jeunes chômeurs qui touchaient à l’époque 1200 DA par mois. Depuis cette prime a connu des augmentations jusqu’à ce qu’elle arrive au seuil de 3000 DA. Les travailleurs du filet social interpellent les pouvoirs publics à prendre des mesures afin d’augmenter leur mince salaire qui, selon leur déclaration, ne leur permet pas de satisfaire le strict minimum des exigences de leur vie quotidienne. Depuis des années, ils effectuent les besognes les plus pénibles pour seulement 3.000 DA par mois et sans avoir droit au congé annuel comme les autres employés des établissements publics ou privés. Outre l’augmentation des salaires, ils revendiquent leur insertion aux postes vacants ou permanents après les années de travail dans le cadre du filet social, dépassant les 15 ans pour la plupart d’entre eux, et dénoncent à ce sujet que les postes d’emploi permanents sont toujours ouverts à de nouveaux candidats, sans donner la priorité aux travailleurs du filet social qui ont passé de nombreuses années dans leurs postes respectifs.

 

 

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