Plus d’espèces dans les transactions supérieures à 150 millions !
Après avoir imposé le recours aux moyens modernes de paiement (chèque ou carte bancaire) pour les transactions de plus de 500 000 DA qui devait entrer initialement en vigueur en janvier 2011, le ministère des Finances a fixé cette fois le seuil à plus de 1 500 000 DA.
Le ministère des Finances a proposé au ministère du Commerce d’imposer cette mesure dans des transactions commerciales en matière d’achat de l’immobilier et des véhicules tout en exonérant dans un premier temps, les petits commerces évitant ainsi la répétition du scénario de janvier 2011.Toute transaction supérieure à 1 500 000 DA et non à 500 000 DA devra s’effectuer à travers des moyens modernes de paiement, a-t-on appris de sources fiables du ministère des Finances. Contacté vendredi par Echorouk, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada a indiqué qu’il était difficile d’appliquer la première mouture du décret telle qu’elle avait été élaborée, ce qui a d’ailleurs amené son département à faire une proposition à son homologue des Finances pour une application graduelle de ces dispositions.La proposition faite par le département de Benbada inclut l’interdiction dans un premier temps les transactions en espèces dans les secteurs de l’immobilier, de l’automobile ainsi que dans certaines activités commerciales en excluant les petits commerces.Le représentant du gouvernement a souligné avoir donné des instructions aux responsables de la Safex d’interdire toute utilisation de transaction en espèces ou cash dans les salons qu’elle abrite, y compris le sSalon international de l’automobile prévu ce mois courant.Cette mesure de paiement via les chèques et les cartes bancaires permettra de mieux contrôler la circulation des liquidités et de lutter contre la corruption sous toutes ses formes. Ce décret exécutif instaurant l’obligation de recours à la monnaie scripturale pour tout paiement supérieur à 1 500 000 DA vise à lutter contre le blanchiment d’argent ainsi qu’à lutter contre l’évasion fiscale.Ces nouvelles mesures obligeant le recours aux moyens modernes de paiement, devraient amener les Algériens à s’impliquer dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme…etc.