Politicienne marocaine: la normalisation hypothèque la souveraineté de Rabat
La secrétaire générale du Parti socialiste unifié Nabila Mounib a dit que la normalisation avec l’entité sioniste hypothéquait la souveraineté de Rabat, ajoutant qu’ “on n’est désormais point maître de nos décisions”.
La parlementaire marocaine a critiqué ,lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti, le fait que le Maroc continue sur la voie de la normalisation avec Israël, s’interrogeant par la même comment les forces vives du pays peuvent réclamer la récupération de Ceuta, Melilla et les îles Jaafarines au moment où des compagnies israélienne de forage sont reçues au Maroc.
“La politique d’attraction des investissements directs étrangers (IDE) adoptée par le Maroc depuis des années a favorisé plutôt l’élargissement des disparités sociales dans le pays mais pas la croissance”, a-t-elle déploré.
Par ailleurs, elle s’est montrée très critique envers la reprise des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, en mettant en garde contre les conséquences de cette démarche devant conduire a hypothéquer la souveraineté nationale.
Nabila Mounib s’est également opposée a toute forme de normalisation avec l’entité sioniste qui, a ses yeux, ne sert guère les intérêts de son pays, mais a isoler davantage le peuple palestinien.
L’ancien ministre marocain de la Culture, Bensalem Himmich, avait déclaré il y a quelques jours que la normalisation entre le Maroc et l’entité sioniste constituait une “nouvelle forme de colonialisme” pour le Royaume, appelant les Juifs marocains a reconnaître l’entité sioniste comme “une occupation usurpatrice des terres” appartenant aux Palestiniens.
Le leader politique marocain, Mohamed Sassi a qualifié la normalisation du Maroc avec les Israéliens de “stupidité”, estimant que le choix du timing “était le pire pour commettre cette folie”. Avant d’ajouter: “Les Marocains sont contre la normalisation avec l’entité israélienne, et s’ils sortent dans la rue cette fois-ci, ils ne rentreront plus jamais chez eux”.