Français

Pourquoi Bouteflika rappelle-t-il Ouyahia et Belkhadem ?

الشروق أونلاين
  • 2889
  • 2
D.R

Le retour inattendu et surprise du duo Ouyahia-Belkhadem au-devant de la scène politique, l’un nommé directeur de cabinet de la Présidence et l’autre conseiller spécial du Président, suscite moult d’interrogations à la veille de l’élection présidentielle.

Nombreux sont ceux les observateurs qui soutiennent l’idée d’un compromis trouvé, entre les parties du système qui s’affrontaient autour de l’élection et de l’après-17 avril qui s’annonce d’ores et déjà rude, serait derrière ce retour de ces deux hommes sur la scène politique.

Pour Bouhnia Kaoui, docteur en sciences politiques et doyen de la faculté de droit à l’Université de Ouargla, Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem, dauphins du système, ont affiché une loyauté extrême d’où il serait difficile pour le système en place de se passer de leurs services.   

Dans une déclaration à Echorouk, Dr Bouhnia a tenu à rappeler que chacun des deux rappelés à la Présidence ont servi le système pendant deux décennies au moins et occupé de postes supérieurs au sommet de l’Etat, dont celui de chef de gouvernement, d’où il lui était nécessaire de les rappeler à cause des polémiques nées ces derniers jours autour de ce scrutin. Pour lui, ont tort ceux qui prétendent dire que les deux hommes aient été évincés pendant cette période. Par ailleurs, il prévoit que les deux hommes occuperaient de postes de responsabilité au sein du prochain gouvernement.

Pour Abdelali Rezagui, le retour de Ouyahia et de Belkhadem au pouvoir à quelques jours seulement du scrutin témoigne de l’échec du coup force préparé depuis décembre 2012, en nommant Sellal au poste de Premier ministre.

Quant à l’éviction de ces deux ex-chefs de gouvernement, Rezagui a dit qu’un accord aurait été trouvé entre l’entourage du Président et le service des renseignements.

Par ailleurs, il n’a pas manqué d’avancer l’hypothèse de voir «Ouyahia ou Sellal» gérer les affaires du pays au lendemain des élections.

L’analyste politique a également parlé d’une création d’un poste de vice-président lors de la prochaine révision constitutionnelle, dont le nom de Belkhadem serait évoqué. 

مقالات ذات صلة