Prix des fruits et légumes: la flambée !
Les prix des fruits et légumes ont connu une nette augmentation depuis le début de l’année 2012 et ce en dépit de l’abondance de la production d’une longue liste de produits de saison.
Le prix de la pomme de terre, produit largement consommée par les Algériens, a enregistré une hausse de 50 % pour atteindre les 50 DA. Pour sa part le prix de la tomate a connu une augmentation de 100 %, atteignant ainsi les 80 DA. Des hausses de 40 % sont constatées pour l’oignon, cédé à 50 DA, les carottes à 60 DA, les haricots verts à 200 DA et les fèves à 100 DA . Les prix des fruits n’ont pas échappé à cette soudaine flambée qui coïncide avec le début de l’année 2012. En effet, le prix des oranges, pour ne citer que ce produit, a connu une nette augmentation évaluée à 50 %.
Plusieurs marchands de fruits et légumes exerçant au niveau des marchés réglementaires ont jeté l’éponge devant l’ampleur alarmante qu’a pris le marché parallèle dans la quasi-totalité du pays. Cette flambée vertigineuse des prix des fruits et légumes a étonné les marchands de détail bien avant le consommateur. Pour s’enquérir de la situation qui prévaut dans les marchés d’Alger, Echorouk y a effectué une virée et a constaté qu’il y a un problème dans le plafonnage des prix. En effet, ces derniers différent au sein d’un même marché.
Interrogé sur les causes de cette flambée injustifiée des prix des fruits et légumes, un marchand exerçant à Hussein-Dey a évoqué l’absence de contrôle de la part des pouvoirs publics que ce soit au niveau des marchés de gros ou de détail. « L’arrivée sur nos marchés des personnes exerçant dans l’informel a découragé les vrais marchands, dont un grand nombre a jeté l’éponge face à cette concurrence déloyale », nous a-t-il expliqué. « Il est illogique qu’un marchand de l’informel s’approvisionne du même marché de gros au même titre que le marchand régulier », a-t-il ajouté en expliquant que le premier propose ses produits à des prix bas vu qu’ils ne paient pas d’impôt. Face à cette flambée vertigineuse, le simple citoyen se pose la question sur l’absence des pouvoirs publics censés protéger le pouvoir d’achat des citoyens qui ne cesse de s’éroder d’une année à l’autre.