Ramadhan : 30 000 tonnes de produits alimentaires avariés menacent la santé des Algériens
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) tire la sonnette d’alarme sur les très importantes quantités de produits alimentaires, périmés, contrefaits et avariés qui seront mises sur le marché à l’approche du mois de Ramadhan. Ces produits menacent la santé des Algériens qui multiplie leur consommation durant ce mois sacré.
« Selon les chiffres en notre possession, 30 000 tonnes de produits alimentaires, périmés, avariés, contrefaits sont mises sur le marché national », a indiqué à Echorouk le porte-parole de l’Ugcaa, Hadj Tahar Boulenouar. Il s’agit, selon lui, de différentes qualités de viandes, du poisson conservé, du fromage, œufs et même le pain qui se vend d’une manière anarchique dans les rues. Ces quantités de produits alimentaires qui menacent la santé des Algériens pourraient augmenter à l’approche du mois de Ramadhan caractérisé par la multiplication de la consommation de la famille algérienne. Notre interlocuteur a expliqué que beaucoup d’Algériens ne vérifient pas les dates de péremption des produits alimentaires qu’ils achètent. Pire encore, 2/3 des Algériens ne vérifient pas la qualité des produits qu’ils achètent ni son origine et se contentent de son design. Hadj Tahar Boulenouar a affirmé que pas moins de 50 000 tonnes de produits alimentaires avariés et contrefaits ont été mises sur le marché national en 2010. A ce propos, il révélera que la part du citoyen algérien de ces produits variés et contrefaits est de 12 kg. « Ces chiffres sont véridiques et l’Ugcaa assume ce qu’elle dit », a indiqué notre interlocuteur. « 90 % de ces produits circulent au niveau des marchés anarchiques et se trouvent sur le marché parallèle. Ces marchés ne sont contrôlés ni par les services relevant du ministère du Commerce, ni par ceux du ministère de la Santé, encore moins par les services des communes », a expliqué Hadj Tahar Boulenouar. Dans le même contexte il a indiqué que ces produits ont provoqué plus de 4000 cas d’intoxication alimentaire en 2010, soit une moyenne quotidienne de 12 cas. Pour sa part, le président de l’Association de protection des consommateurs, Malek Hariz, a indiqué à Echorouk que l’ État devrait assumer ses responsabilités et devrait mettre en place des équipes de contrôle de la qualité afin de mettre fin à cette véritable menace. Soulignons enfin que près de 18,4 tonnes de marchandises non conformes ont été saisies au premier semestre 2011 par les services du contrôle économique et de la répression des fraudes.