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Ramadhan: les commerçants de la Safex defient Benyounès

الشروق أونلاين
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Amara Benyounes, ministre du commerce. Photo: D. R.

Le Palais des expositions (Safex) dédié pour la commercialisation des produits locaux de large consommation, s’est transformé en un lieu d’échange d’accusations entre les clients et les commerçants. Ces derniers ont augmenté les prix de plus de 50% au premier jour du mois sacré. Pourtant des pancartes exposées hier lors de la visite du ministre du Commerce, Amara Benyounès, affichaient des prix abordables. Ce fait a été qualifié par les citoyens de manœuvre pour donner le change au ministre.

Echorouk a reçu plusieurs doléances des citoyens qui ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de la flambée des prix au premier jour de Ramadhan. Notre journaliste s’est déplacé à la Safex pour prendre les avis des deux côtés.

Il était 11h30, hier, lorsqu’on est arrivé au Palais des expositions. Une foule de citoyens entraient par groupe pour acheter des fruits et des légumes. On s’est rapproché de quelques clients qui criaient et se plaignaient de la hausse des prix en comparaison avec ce qui était exposé hier matin lors de l’arrivée du ministre du Commerce.

Un grand nombre de clients ont soumis leurs doléances au journal en accusant les commerçants.

Selon les clients présents à la Safex, les prix qui accompagnaient la visite du ministre étaient très bas. Cependant, les choses ont changé après une fois il ait quitté les lieux.

La plupart des clients étaient unanimes à dire que les affiches des prix ont été changées juste après le départ du ministre. Ce qui pose, selon eux, plusieurs questionnements. La pomme de terre, qui était à 30 DA le kilo le jour de la visite est devenue à 50 DA. Le poivron a sauté de 50 à 70 DA, les carottes de 35 à 100 DA, la courgette de 30 à 90 DA et la pastèque de 20 à 35 DA le kilo.

Quant aux dattes, on a dit au ministre qu’elles se vendaient à 350 DA le kilo mais le prix a atteint 500 DA le lendemain. La même chose s’est appliquée sur les autres marchandises. Les citoyens qui se baladaient dans les lieux ont qualifié cette situation « d’hypocrisie » exercée par les commerçants qui induisent le ministre en erreur pour gagner sa confiance.

Pour leur part, un nombre des commerçants ont nié les accusations. D’autres ont refusé de faire une déclaration. Un commerçant a confirmé que son espace a été visité par des personnes juste avant la visite. Ces derniers, selon lui, ont exposé des affiches sans le consulter. Des agents et ouvriers à la Safex ont nié cela en indiquant que le concerné fuit ses responsabilités.

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