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Rapport annuel de l’UIT: l’Algérie à la 103e place

الشروق أونلاين
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Selon le dernier rapport émanant de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) intitulé « Mesurer la société de l’information), l’Algérie occupe la 103e place au niveau mondial en matière des Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Ce rapport produit entre autres l’Indice du développement des TIC, qui établit un classement de 152 pays en fonction de l’accès aux TIC, l’utilisation de ces technologies et les compétences dans ce domaine, sur la base de 11 indicateurs tels que le nombre d’abonnés au cellulaire mobile, le nombre de ménages ayant un ordinateur, le nombre d’abonnés à l’Internet fixe large bande et au mobile large bande et le taux d’alphabétisation.

Le rapport de l’UIT de cette édition 2011 intitulé « Mesurer la société de l’information » se focalise notamment sur l’évaluation sur une échelle de 1 à 10 le progrès accompli par chaque pays, dans le domaine des infrastructures TIC.

Sur les 152 États concernés par le classement, l’Algérie a occupé la 103e place avec seulement une faible moyenne de 2,82/10 derrière deux autres États maghrébins à savoir la Tunisie à la 84e place avec une note de 3,43/10 et le Maroc à la 90e place avec une moyenne de 3,29/10. Cet indice montre encore une fois que l’Algérie est l’un des pays les moins avancés en matière des TIC à l’échelle maghrébine.

Il convient de noter que l’autre pays maghrébin à savoir la Libye n’a pas été sélectionné parmi les 152 pays concernés par le classement.

L’UIT soutient que dans l’ensemble, les services de télécommunication et Internet sont de plus en plus abordables. Selon le panier des prix TIC (IPB) 2010, qui est un indice appliqué à 165 économies et basé sur le prix des services de téléphonie fixe, le prix des services de téléphonie cellulaire mobile et le prix des services Internet large bande fixe, le coût des services TIC a diminué globalement de 18 % entre 2008 et 2010; c’est pour les services Internet large bande fixe que la baisse a été la plus forte puisque les prix ont baissé de 52 %.

En 2010, le panier IPB représentait en moyenne 12 % du revenu national brut (RNB) par habitant, contre 15% en 2008.

Dans les pays développés, le coût moyen des services de TIC ne représente pas plus de 1,5 % du revenu mensuel par habitant, contre 17 % pour les pays en développement. « Mais même si les prix du large bande ont fortement chuté partout dans le monde, le prix de l’accès Internet fixe haut débit reste inabordable dans de nombreux pays à faible revenu. Ainsi, en Afrique à la fin de 2010, les services large bande fixe coûtaient en moyenne l’équivalent de 290 % du revenu mensuel, en baisse depuis le niveau de 650 % en 2008 », dit le rapport.

En dépit de la forte chute des prix du large bande, l’Algérie n’a pas profité de cette avancée mondiale remarquable en matière des TIC.  

Selon le rapport, les Émirats arabes unis et la Russie occupent la première place dans leur région respective et l’Uruguay est en tête en Amérique du Sud. L’Arabie saoudite, le Maroc, le Vietnam et la Russie font partie des pays les plus dynamiques en 2008 et 2010, chacun réalisant des avancées sensibles dans le classement IDI. Les services large bande mobile (“3G”) progressent aussi rapidement; fin 2010, 154 pays avaient mis en place des 3G. 

 

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