Récit du photographe d’”Echorouk”, rescapé du sanglant raid israélien contre la “Flottille pour Gaza”
Abdelhalim Maamar est l’un des rescapé de la flottille internationale d’aide à Gaza. Le photographe d’Echorouk se trouvait sur l’un des bateaux du convoi, en mission, lorsqu’Israël a donné l’assaut. Il survivra et pourra même révéler au monde le crime barbare d’Israël grâce à une partie des photos qu’il a réussi à sauver.
- L’armée sioniste a découvert et saisi une des cartes mémoire du photographe. Il s’agissait de la plus importante puisqu’elle contenait la plus grande partie des images illustrant le crime israélien contre des humanitaires, raconte Abdelhalim. Le photographe avait en effet filmé toute l’opération de l’armée, l’assaut du début à la fin, dès la première seconde. Il a filmé les soldats usant de canons à eau contre les défenseurs des droits de l’homme, la prise des bateaux et l’assassinat de cinq victimes. «Une des images les plus marquante, c’était celle d’un jeune turc en train de mourir sous les yeux de ses parents et dont la mère disait qu’elle avait voué cet enfant à Dieu et à la cause palestinienne». La carte mémoire saisie contenait surtout les témoignages de nombreux blessés, une cinquantaine, alors qu’ils recevaient les premiers soins de la part du staff médical qui accompagnait le convoi.
- D’autres photographes de grandes chaines de télévisions satellitaires, notamment Al Jazeera, ont immortalisé ce cauchemar vécu dans les eaux internationales au large de l’enclave palestinienne de Gaza, explique Abdelhalim. Mais les sionistes ont saisi tous les effets des passagers de la flottille, journalistes compris. Les caméras, les appareils à photos et même les téléphones portables ont été arrachés à leurs propriétaires.
- Le photographe d’Echorouk a toutefois réussi à revenir avec une partie des images qu’il a filmées. «J’avais emmené avec moi deux caméras; une grande que j’ai utilisé dès le début du périple et une autre, plus petite que j’ai sorti au moment où nous est parvenue l’information sur une imminente agression israélienne contre la flottille. Je la conservais en main même en faisant la prière». C’est cette caméra qui a permis de prendre les photos les plus poignantes et celles qui décrivaient le mieux l’ampleur et la gravité de l’intervention musclée de l’armée israélienne.
- «J’enlevais les cartes mémoire au fur et à mesure et je les cachais dans la semelle de mes chaussures, enveloppées de plastique. L’une d’elle était mal dissimulée ce qui a permis au scanner de la détecter».
- Les autres photographes utilisaient des caméras avec des cassettes qu’il était impossible de camoufler et donc il était impossible également de les sortir de la prison israélienne d’Ashdod.