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Réfugiés: Berlin menace les pays récalcitrants

الشروق أونلاين
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D.R

Le gouvernement allemand est prêt à franchir un pas pour forcer les Etats membres de l’Union européenne à prendre leur part de l’effort dans la crise des réfugiés.

Le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a été très clair mardi matin sur la chaîne ZDF: «Nous devons parler de moyens de pression», a-t-il déclaré. «L’attitude non solidaire» d’une minorité d’Etats doit avoir des conséquences, a-t-il expliqué. Ces pays qui refusent une répartition par quotas des migrants, comme la Hongrie, la République tchèque, la Pologne ou la Slovaquie, font aussi partie de ceux «qui reçoivent beaucoup de fonds structurels» européens. Il serait «juste qu’ils reçoivent moins de moyens», a-t-il évoqué.

En évoquant une sanction financière, Berlin reprend une idée émise par le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker ou par le gouvernement autrichien. Fin août, la chancelière Angela Merkel l’avait néanmoins écartée: «Je ne veux pas sortir maintenant tous les instruments de torture. Nous voulons trouver une solution en bons camarades», avait-elle déclaré lors d’une conférence de presse. 

Le demi-échec de la réunion des ministres de l’Intérieur et de la Justice européens lundi à Bruxelles va contraindre les chefs d’État et de gouvernement à reprendre la main. Angela Merkel s’était dite prête, dès la semaine dernière, à un sommet européen exceptionnel sur les réfugiés. 

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