Remaniement ministériel à l’horizon!
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika devrait opérer prochainement un nouveau remaniement ministériel.
Notre confrère du Soir d’Algérie a consacré sa “Une” au remaniement ministériel qui devrait être annoncé prochainement.
Un remaniement qui devrait donc intervenir après seulement 6 mois de la nomination du gouvernement Sellal III, au lendemain des élections présidentielles du 17 avril dernier, remporté par le président sortant, Abdelaziz Bouteflika. L’équipe gouvernementale n’a pas connu d’importants changements, à l’exception du départ du premier argentier du pays, Karim Djoudi, de la ministre de la Culture, Khalida Toumi et celui des Mouddjahidine, à savoir en l’Occurrence, Mohamed Cherif Abbès.
A en croire certaines sources, le quotidien francophone a annoncé le départ du ministre des Sports, Mohamed Tahmi et la fusion des deux ministères de la Jeunesse et des Sports à attribuer à l’actuel ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khormi.
Outre l’éventuel départ de Tahmi, l’on annonce d’après le même titre le départ des ministres (femmes), en l’occurrence Yamina Zarhouni, Nadia Labidi, Dalila Boudjemaâ et Mounia Meslem, qui ont hérité respectivement lors du remaniement opéré par le chef de l’Etat en mois de mai dernier, des portefeuilles du Tourisme, de la Culture, de l’Environnement et de la Solidarité nationale.
Le chef de l’Exécutif aurait opté en revanche pour le maintien des ministres issus des partis au pouvoir, à savoir le FLN, le RND, le MPA et TAJ. Autrement dit, les Amara Benyounès, Amar Ghoul, Abdessalam Bouchouareb, Tayeb Zitouni et Mohamed Mebarki devraient être reconduits.
Ce remaniement qui devrait être effectué dans les jours à venir obéit-il à des exigences de l’heure? Est-il lié à une insatisfaction du chef de l’Etat de la prestation de certains ministres?
Ce qui est certains, c’est que certains ministres sont confrontées à de multiples questions épineuses. A citer, à titre d’exemple, l’actuelle ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem qui avait eu un malentendu avec la présidente du Croissant-Rouge Algérien (CRA), Saïda Benhabyllès au sujet du couffin de Ramadhan.
Quant au département de Mohamed Tahmi, il est plutôt miné d’explosifs au point où ce dernier semble être en sérieuses difficultés de gérer les innombrables maux de son secteur. A commencer par le phénomène de violence dans les stades qui prend de proportions alarmantes, où d’ailleurs, le camerounais Albert Ebossé a perdu la vie suite à un projectile lancé depuis les tribunes du stade du 1er novembre de Tizi Ouzou. Cependant, malgré la campagne de sensibilisation lancée par la Radio Nationale pour lutter contre la violence ne semble pas avoir l’écho chez les spectateurs algériens. Les images déplorables du match derby joué samedi entre le CRB/MCA en témoignent de l’ampleur du phénomène qui met en péril tant la vie des joueurs, des supporters et des arbitres…
Sans autant oublier de souligner les conflits répétés entre le wali de Blida, Mohamed Ouchène et le président de la FAF, Mohamed Raouraoua et entre ce dernier et le président de la JSK. Mais, la motivation de mettre éventuellement fin aux fonctions de Tahmi, n’est-il pas liée essentiellement à ses récentes déclarations sur l’existence de la corruption dans le milieu sportif?
Le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz dont les relations s’étaient sérieusement détériorées avec le Premier ministre, aurait été, pressenti comme partant, a écrit le Soir d’Algérie dans son édition du 9 novembre 2014.
En effet, le département de Belaïz n’était pas épargné par des mouvements de contestation, notamment celui des policiers qui ont bravé l’interdit en tenant un rassemblement devant la Présidence de la République. Ceux-ci ont déploré les conditions lamentables dans lesquelles ils exercent leurs fonctions, comme ils sont allés jusqu’à exiger le départ du Dgsn, le général-Major, Abdelghani Hamel.
Ajoutée à cela, la crise de Ghardaïa qui a duré plus de dix mois et qui ne trouve toujours pas de dénouement.