Report de deux procès de proches de Ben Ali poursuivis pour divers trafics
Le tribunal de première instance de Tunis a lundi reporté au 10 octobre deux procès de proches du président déchu Zine el Abidine Ben Ali impliqués respectivement dans des trafics de visas et d'objets archéologiques.
Le premier procès concerne le neveu de l’épouse de Ben Ali, Imed Trabelsi, déjà condamné à quatre ans de prison pour détention de drogue et deux ans pour tentative de fuite et possession illégale de devises.
Dans cette nouvelle affaire, il est accusé avec l’ancien ministre des Affaires religieuses Boubaker El Akhzouri et l’ancien PDG d’une société chargée du pèlerinage de La Mecque, Mahmoud Bellalouna, dans une affaire de trafic de visas.
Cette action judiciaire a été lancée à la suite d’une plainte déposée par le chef du contentieux de l’Etat accusant Imed Trabelsi d’avoir détourné en 2010 mille visas pour le pèlerinage normalement attribués par le ministère des Affaires religieuses, au profit de sa propre agence de voyages. Chaque visa aurait été vendu 2.000 dinars (environs 1.000 euros), a indiqué à l’AFP son avocat Wissam Essaïdi.
Les trois accusés étaient absents à cette première audience.
Le deuxième procès, également reporté au 10 octobre, concerne le gendre de l’ex-couple présidentiel en fuite, Mohamed Sakher El-Materi, accusé de trafic d’objets archéologiques. El-Materi, réfugié au Qatar, a été déjà condamné par contumace à quatre ans de prison pour complicité et possession illégale de devises.
L’ancien maire de Tunis, Mohamed Béji Ben Mami, est aussi impliqué dans cette affaire ainsi qu’un fonctionnaire du ministère de la Culture, Farouk Hamza.