Réunion du Groupe de contact à Rome : la Libye et la Syrie à l'ordre du jour
Jeudi 5 mai, s'est tenue la réunion du Groupe de contact à Rome. C'est l'Italie qui a organisé cette deuxième réunion du Groupe.
Le Groupe de contact, constitué en mars à Londres, regroupe 22 pays et six organisations internationales, dont l’UE, l’Otan et l’Organisation de la conférence islamique. Six observateurs, dont l’Union africaine et la Banque mondiale, étaient conviées à la réunion. A l’ordre du jour de cette réunion : la Syrie et la Libye. En effet, la situation des deux pays inquiète.
Depuis le début de la contestation en Syrie, il y aurait plus de 600 morts et près de 8 000 détenus ou disparus. Les arrestations massives continuent et la pression s’accentue dans tout le pays, malgré le retrait de l’armée de la ville de Deraa.
En Libye, où il y aurait plus de 10 000 morts depuis le début de la répression, les insurgés font face à la répression et aux attaques féroces de Kadhafi. Des roquettes ont touché mercredi un camp de réfugiés près de la ville assiégée de Misrata. Un bateau affrété par l’Organisation internationale pour les migrations a également pu accoster dans la matinée dans le port de Misrata pour décharger de l’aide humanitaire. Des centaines de réfugiés, notamment d’origine africaine, sont montés à bord du bateau qui doit les évacuer jusqu’au fief rebelle de Benghazi.
Au vu de la situation, l’Italie et les États-Unis exigent l’arrêt des violences en Syrie et en Libye. Durant cette réunion, les présents ont évoqué des sanctions contre la Syrie (suspension des négociations avec l’Union Européenne en vue d’un accord de coopération et des restrictions à la circulation pour les personnes directement impliquées dans les violences de ces dernières semaines).
Franco Frattini, chef de la diplomatie italienne, a déclaré “le gouvernement syrien doit cesser les violences et reprendre la voie du dialogue”.
Lors de la conférence de presse de clôture du groupe de contact sur la Libye, il a déclaré que “pour les fonds destinés à l’aide humanitaire, nous avons déjà à disposition environ 250 millions de dollars grâce à la générosité de nombreux pays”, rapporte l’AFP.
Le groupe va également examiner la façon la plus efficace de fournir une assistance financière et d’autres formes d’aide au conseil national de transition.
Hillary Clinton a déclaré : “La meilleure chose à faire pour Kadhafi est de cesser sa violence brutale et de quitter le pouvoir”.
Hillary Clinton et Frattini ont également discuté de la mort d’Oussama Ben Laden et de la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme.” N’oublions pas que la bataille pour arrêter Al-Qaïda et ses alliés ne s’arrête pas avec une mort”, a souligné Mme Clinton.