Révision constitutionnelle: option pour faire taire le front social »
Des juristes ont affirmé que le pouvoir rouvrirait le dossier de la révision constitutionnelle dès la rentrée sociale après deux mois de sommeil politique en n’écartant pas l’idée de voir le président de la République répondre favorablement à la demande de la classe politique de tenir une conférence nationale devant aboutir à une Constitution consensuelle.
Des spécialistes en droit ont qualifié la période suivant la fin des consultations sur la révision de la Constitution menées par le directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia de période d’hibernation laquelle devrait se poursuivre, d’après eux, jusqu’à la prochaine rentrée sociale.
Sur ce sujet, Amar Rekhila, ancien membre du Conseil constitutionnel a souligné que le pouvoir devrait œuvrer à réduire la tension caractérisant la rentrée sociale à travers la relance du chantier de révision constitutionnelle après une période de silence et ce dans le but de détourner l’opinion publique.
Selon lui, le pouvoir devrait observer un silence prolongé jusqu’à la rentrée sociale où il relancerait le chantier de révision constitutionnelle et tiendrait probablement une conférence nationale à laquelle ont appelée de nombreuses formations et même l’ancien chef de gouvernement y serait favorable.
Par ailleurs, Amar Rekhila a ajouté qu’une fois collecter les propositions des partis politiques, personnalités nationales et des représentants de la société civile ayant pris part à ces consultations, Ahmed Ouyahia les remettrait fin août en un dossier détaillé au président Bouteflika.
Par ailleurs, TAJ insiste sur la nécessité de parvenir dans le cadre de la révision constitutionnelle à un consensus entre les différents acteurs politiques dans le cadre de la révision constitutionnelle à un consensus entre les différents acteurs politiques.
En effet, TAJ est le premier parti pro-pouvoir à avoir appelé à la tenue d’une conférence nationale. Sur ce point précisément, son porte-parole Nabil Yahiaoui a révélé à Echorouk que cette revendication n’a pas été dictée d’en haut mais résulte plutôt du boycott décidé par l’opposition, expliquant que le fait de tenir une conférence ne devrait pas réduire à néant pas les efforts consentis par Ahmed Ouyahia à l’occasion des consultations qu’il a menées, il y a une dizaine de jours.
Souilah Boudjemaâ, leader du FLN a quant à lui appelé à élargir le débat vers le peuple en vue d’enrichir à la fois le document et les propositions, pour que le débat ne se limite pas au pouvoir et à l’opposition.