Rien ne freine la rébellion au Congo-Kinshasa
La rébellion de Laurent Nkunda progresse en direction de la ville stratégique de Kanyabayonga, dans l'est de la République démocratique du Congo, profitant du chaos occasionné par les exactions et les actes de pillage auxquels se livre l’armée régulière.
- Kanyabayonga, une ville stratégique vers laquelle confluent les principales routes du Nord-Kivu et qui contrôle l’accès à toute la partie nord de la province du Nord-Kivu… Aujourd’hui, les rebelles du général déchu Laurent Nkunda sont sur le point de mettre la main dessus, profitant de la débâcle induite par les vols et les exactions commises par des éléments de l’armée congolaise dans la région.
- Les casques bleus et les FARDC (Forces armées de la RDC) assurent qu’ils effectuent des patrouilles pour sécuriser la population, mais en fait, plusieurs centaines de personnes se retrouvent piégées dans les régions où elles se sont réfugiées, non seulement hors de portée de l’aide humanitaire, mais leurs vies mises en danger par la proximité des zones de combat.
- De ce fait, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés vient d’exprimer son intention de déplacer, au plus vite, quelque 60 mille réfugiés près de Goma, la capitale du Nord-Kivu dans un nouveau camp à 15 kilomètres, en raison de l’insécurité qui prévaut dans la région. Les aides internationales arrivent difficilement à bon port à cause des pillages, la situation sanitaire n’est guère reluisante et fait état de mille cas de choléra. Pour atténuer les ravages épidémiques, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), s’apprête à acheminer une aide médicale de 60 tonnes ainsi que des unités de traitement de l’eau.
- L’envoyé spécial des Nations Unies pour la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, Olusegun Obasanjo, est attendu ce vendredi à Kinshasa, où il doit s’entretenir avec le président congolais Joseph Kabila.
- La situation aujourd’hui était relativement calme. Pour combien de temps ?