RND: Ouyahia reçu en star !
S’il y a une personne qui a attiré l’attention à l’occasion de la tenue des travaux de la 3e session ordinaire du RND, c’est bel et bien l’ancien secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia qui marque son retour dans l’arène politique.
Reçu en héros, à l’occasion de sa deuxième apparition après sa démission du secrétariat général du RND, le directeur de cabinet à la présidence de la République a été accueilli avec des youyous retentissants à Zéralda.
Justifiant ses absences lors du congrès du parti et les deux sessions du conseil national du parti, il a expliqué aux journalistes n’avoir pu assister alors qu’il était invité par l’Union africaine à assurer une mission en Mauritanie.
Quant aux deux sessions du conseil national du parti, il a expliqué qu’il était préférable de ne pas prendre part à la première session, tandis qu’il était de nouveau chargé par le chef de l’Etat de mener les consultations sur la révision constitutionnelle.
Par ailleurs, il a jugé nécessaire de prendre part à la troisième session. « Il était nécessaire que je vienne assister aux travaux de la session, et c’était l’occasion de rencontrer les militants », souligne-t-il.
Interrogé sur ses intentions de ce retour sur la scène politique, il dira en substance que « le secrétariat général du parti est entre de bonnes mains », ajoutant que « la classe dirigeante du parti est disciplinée, et n’attendez pas de moi une critique à faire à l’endroit du secrétaire général du parti qui est un ami et avec qui j’ai travaillé ».
Dans un message écrit, Abdelkader Bensalah a d’emblée critiqué les redresseurs de sa famille politique, l’opposition ainsi que les récentes déclarations de Saïd Sadi sur Ben Bella, Ali Kafi et Messali El Hadj et les campagnes hostile des autorités marocaines contre l’Algérie, et réitéré en revanche son soutien au président de la République, au gouvernement, à l’austérité ainsi qu’à la révision de la Constitution.
Pour Bensalah, l’action partisane ne se fait pas dans des salons ou des sales mais plutôt en allant vers le citoyen, a-t-il estimé en faisant allusion aux frondeurs du parti.
Sans les nommer, il s’est également attaqué à l’opposition qui tente, selon lui, à jeter les brandons de la discorde parmi les citoyens, en regrettant l’émergence d’un discours ne répondant pas aux critères de l’objectivité et qui ne mesure pas les conséquences du fait d’appeler les citoyens à descendre dans la rue. « Descendre dans la rue est synonyme d’incapacité de convaincre les citoyens d’adopter leurs choix et leurs thèses », estime-t-il.
Il a salué à demi-mot l’initiative du FFS pour la tenue d’un consensus national, affirmant que le RND croit en dialogue et en débat serein et que le parti n’a aucun moment refusé une idée ou une initiative allant dans le sens de servir le pays et de renforcer sa stabilité.