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Sa rencontre avec Khelil dans un hôtel à Paris fait revenir Scaroni à la chambre d’accusation

الشروق أونلاين
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A la surprise générale, la Cour d’appel de Milan a annulé la décision de ne pas poursuivre l’ex-PDG d’ENI, Paolo Scaroni, dans le scandale de corruption internationale, dite affaire Sonatrach-Saipem, filiale d’ingénierie et d’exploitation du géant pétrolier italien ENI.

Pour rappel, les deux principaux suspects, dont les noms ont été cités durant toutes les étapes de l’enquête de cette affaire de pots-de-vin, versés par la partie italienne, qui porte sur près de 20 millions de dollars, dont l’instruction a duré près de 5 ans, Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie,  régulièrement cité au cours de l’instruction,  ainsi que Paolo Scaroni, ex-administrateur délégué d’ENI, ne sont pas concernés par ce procès ni comme accusés, ni comme témoins.

Et partant,  le juge milanais a prononcé un non-lieu au bénéfice d’ENI (maison-mère de Saipem) et de son ancien administrateur délégué, Paolo Scaroni.

Mais ce dernier va être rattrapé par cette affaire pour avoir rencontré Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie et des Mines dans un hôtel à Paris afin de discuter des contrats liant les deux sociétés.

Le tribunal n’a pas encore révélé les raisons et les motifs qui sont derrière cette décision, mais c’est un autre juge, d’après la loi de procédure pénale italienne qui prendra la décision  de renvoyer le dossier ou non devant la juridiction compétente.

Dans le même contexte, l’avocat de Scaroni et d’Eni a précisé que la décision de non-lieu de son client était justifiée car il n’y avait pas de preuve concrète indiquant que ces réunions entre les deux hommes dans cet hôtel parisien étaient de nature tendancieuse.

Il est prévu que la même cour, examinera lundi prochain, dans sa deuxième session, le cas de Samir Ouraied, proche collaborateur de  Farid Bedjaoui, séparément du reste des accusés algériens Farid Bedjaoui et Omar Habour et des  trois accusés italiens Pietro Faroni, Pietro Franco Tally et Alexandro Bernini,  en raison d’une erreur de procédure dans la notification de la fin de l’enquête préliminaire.

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