Saïd Sadi : “Saâdani a le droit de s’exprimer”
L’ancien leader du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie RCD, Saïd Sadi, a mis en doute la thèse qui avance qu’il existerait un réel clash entre les différents clans du pouvoir ; tout en se demandant qu’elle était la différence entre quelqu’un qui chercherait à s’éterniser au pouvoir et un autre qui voudrait empêcher la tenue d’élections réellement libres, Saïd Sadi a en outre mis en garde contre les pseudo-luttes ou les luttes fabriquées de toutes pièces en ajoutant que le seule raison qui pourrait susciter un différend entre ces parties serait une discordance au sujet des de la rente .L’ex-numéro un du RCD a par contre déclaré qu’il n’était pas contre la candidature de Bouteflika aux présidentielles, mais qu’il s’opposait au fait que ce dernier prenne en otage la Constitution pour rester président à vie .
Après deux années de retrait de la scène politique Saïd Sadi a décidé de sortir de son silence en qualifiant le contexte de « dangereux » et de « trouble ». , Saïd Sadi affirme intervenir en tant que citoyen. « Je suis en retrait de la vie politique mais je ne suis pas en retraite », indique t-il.
Dans une longue intervention au forum de Liberté Saïd Sadi appelle les Algériens à une mobilisation pour « disqualifier les présidentielles ». De ce fait, « Abdelaziz Bouteflika fera campagne seul et sera président de la République de lui-même ». Pour autant, il ne critique la candidature de Bouteflika. Son discours et ses critiques se veulent dirigées uniquement autour de son bilan qui a mené le pays à la ruine. Saïd Sadi a déclaré « qu’elle serait l’utilité d’une élection organisée par Belaïz , supervisée par Louh et ou la saisines seraient prises en charge par Medelci ? »
Pour le leader du RCD, « la nouvelle génération voit les choses autrement, elle de nouveaux repères ; l’esprit vif, elle aspire au changement. L’opinion internationale toute entière a pris conscience que les dictatures devaient disparaître et le système algérien refuse de s’incliner, notre pays ne vit pas seulement une crise politique, il se trouve dans une impasse historique et cela continuera tant que le système pourri continuera à pratiquer sa dictature sur le peuple Algérien. »
Quant aux dernières déclarations de Saâdani au sujet du DRS, Saïd Sadi a déclaré « Amar Saâdani a le droit, en tant qu’Algérien de s’exprimer et de demander le bilan des services de sécurité… le pays a grandement besoin d’un appareil sécuritaire puissant capable de protéger les biens et les personnes et de barrer la route au crime économique … OUI pour un service de renseignement puissant ( …) mais non pour un service qui contrôle tout. »