Sarkozy répond à Ben Laden : “La France ne se soumettra pas aux exigences d’Al Qaida au Maghreb”
Il y a trois jours, et dans un message diffusé par tous les sites d’obédience djihadistes, et dont la véracité a été authentifié, le chef d’Al-Qaïda a mis en parallèle la loi sur le voile et la situation des otages.
- Après l’inquiétant message diffusé par Oussama Ben Laden visant directement la France, et dans lequel il donnait le feu vert pour Al Qaida au Maghreb de faire « ce que bon lui semble » des otages français détenus au Mali, le président français Nicolas Sarkozy n’a pas tardé à sortir de son silence.
- A la fin d’un conseil européen qui se tenait à Bruxelles, le président français a défendu avec sang-froid ses choix et a fait fi des menaces de Ben Laden. Il a refusé de revenir sur la loi interdisant le port de la burqa : c’est « une décision de la république française ».
- Il y a trois jours, et dans un message diffusé par tous les sites d’obédience djihadistes, et dont la véracité a été authentifié, le chef d’Al-Qaïda a mis en parallèle la loi sur le voile et la situation des otages : « Si la France est en droit d’interdire aux femmes libres de porter le voile, n’est-il pas de notre droit de pousser au départ vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête ? »
- Nicolas Sarkozy a réagi en pesant ses mots : « Il va de soi que la France ne se laisse pas dicter sa politique par personne, et certainement pas par des terroristes.” Il a indiqué que la France ne reviendrait pas sur la loi interdisant le port du voile intégral, ou burqa, évoqué dans le message. Et il a ajouté qu’il n’y avait « pas un jour qui se passe sans que nous travaillions à leur libération. Il n’y a pas besoin des déclarations de Ben Laden pour être inquiets pour eux comme pour tous les autres », a aussi affirmé le chef de l’Etat français. Les répercussions de cette affrontement verbal vont certainement déteindre sur les négociations au sujet des otatges retenus par les terroristes au Mali.