Scandale : une Égyptienne déshabillée et battue par des militaires
Les images de la manifestante égyptienne battue violemment par les soldats égyptiens ont fortement choqué l'opinion publique internationale. Déshabillée par les militaires, son soutien-gorge bleu, dévoilé au monde par les caméras qui ont capté la scène.
Le jeune égyptien de confession chrétienne Ihab Hana a révélé à Echorouk qu’il a tenté de la sauver lorsqu’elle est tombée par terre. Toutefois, il a été surpris par des dizaines de soldats égyptiens armés de matraques qui se sont rués sauvagement sur eux. Une fois que les soldats ont cerné leurs deux victimes ils les ont tabassé : coups de matraques et coups de pieds. Ihab Hana et la jeune égyptienne qui aurait perdu connaissance ont été ainsi sauvagement tabassés, brutalisés et piétinés par les forces de l’ordre égyptiennes au su et au vu du monde entier.
« J’étais avec une amie en train de filmer ce qui se passait dans la rue, quand soudainement nous étions surpris par l’attaque menée par des dizaines de soldats. Nous avions tenté de fuir lorsque nous avons aperçu la fille voilé tomber par terre», a raconté Ihab Hana dans son lit à l’hôpital Kasr el Aini à plusieurs journalistes. « Je me suis dirigé vers elle pour la sauver, mais un des soldat a tiré sur moi me blessant à la jambe et je suis tombé tout près de la jeune femme », a-t-il ajouté. Une fois tombés par terre, les éléments des forces de l’ordre les ont sauvagement tabassé. Voyant ce spectacle désolant, l’amie de Ihab a tenté d’intervenir pour protéger la jeune femme voilée, mais les militaires se sont rués contre elle aussi. Dimanche et lundi les protestataires ont brandi la Une d’un quotidien créé après la chute du président Hosni Moubarak qui montrait la photo de la manifestante voilée. Cette photo, ainsi que d’autres montrant des militaires adressant des gestes obscènes aux manifestants circulaient largement sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, les violences se poursuivent au Caire, où au moins 11 personnes sont mortes et 700 autres blessées depuis vendredi dans des affrontements opposant les forces de sécurité aux manifestants braqués contre l’armée et son gouvernement. En début de journée, lundi, des policiers antiémeutes et des soldats armés gardant l’entrée du siège du gouvernement égyptien ont chargé les manifestants rassemblés place Tahrir, utilisant des bâtons et des gaz lacrymogènes. Les forces gouvernementales se sont finalement retirées derrière des barricades érigées sur les rues menant non seulement au siège du gouvernement, mais aussi au parlement et au ministère de l’Intérieur. Des dizaines, voire des centaines, de manifestants sont revenus s’installer place Tahrir, en brandissant des banderoles hostiles au pouvoir militaire.