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Sommet arabe: l’Algérie intensifie ses efforts pour le règlement de la crise libyenne

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Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines

L’Algérie a intensifié ses efforts lors des réunions préparatoires des ministres arabes des affaires étrangères à Amman en Jordanie pour que la crise libyenne se taille la part de lion lors du sommet des chefs d’Etat et monarques arabes, qui se tient mercredi.

A cet effet, le ministre des Affaires maghrébine, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des Etats arabes Abdelkader Messahel s’est entretenu avec le ministre tunisien des affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui.

«Les entretiens ont porté sur nombre de questions inscrites à l’ordre du jour des travaux du Sommet arabe, l’évolution de la situation en Libye et les efforts continus en faveur du processus de règlement politique», a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Une occasion pour les deux responsables de coordonner les efforts des deux pays voisins – en quête d’un soutien arabe- pour trouver une issue à la crise libyenne. Une question que les ministres des affaires étrangères d’Algérie, de la Tunisie et d’Égypte avaient évoquée lors d’un récent sommet arabe, dont nombre de dossiers ont également été évoqués, à savoir la crise au Yémen, en Syrie et en Irak.

Mesahel a également rencontré Jason Greenblatt, représentant spécial du président américain, Donald Trump. Les deux hommes ont soulevé « le processus de paix au Proche Orient et les efforts consentis pour le règlement du conflit israélo-palestinien».

Comme il a eu des entretiens avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères et envoyé spécial du président russe pour le Proche-Orient et l’Afrique, Mikhaïl Bogdanov.

Ainsi, Alger, Tunis et Le Caire insistent à ce que le dossier libyen soit au cœur des préoccupations des dirigeants arabes, sachant que ces derniers divergent sur une solution devant mettre un terme à la crise qui secoue ce pays.

Si l’Égypte et les Emirats arabes unis (EAU) se rangent du côté du général à la retraite, Khalifa Haftar et le gouvernement de Tobrouk non reconnu par la communauté internationale, le Qatar soutient lui le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen, dirigé par Fayez Sarraj et soutenu par l’ONU, l’Algérie n’a pas pris parti préférant une solution sans pour autant exclure aucune partie libyenne.

En effet, la situation devient de plus en plus compliquée après l’implication de la Russie qui ne cache pas son soutien au maréchal Haftar, ce qui pourrait entraîner une crise syrienne-bis à la frontière est du pays.

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