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Sonatrach va vendre son pétrole sur les marchés libres !

الشروق أونلاين
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Selon les experts en énergie, les pays exportateurs de pétrole, y compris l’Algérie, cherchent de nouveaux marchés, en dehors de leur organisation, pour pallier à la chute des prix du pétrole.Est-ce le début de la fin de l’Opep ?

 L’Algérie cherche de nouveaux clients sur les marchés libres, selon Abdeslem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et de Mines, car elle dispose d’une réserve équivalente à 10 milliards de barils de pétrole.

L’économiste Abderahmane Mebtoul nous déclara que l’Opep ne cherche plus l’intérêt de tous ses membres et que chaque pays cherche ses propres intérêts, ajoutant que «nous sommes au seuil d’une guerre des prix et d’une grande spéculation»

En outre, il a souligné qu’il a travaillé à la Sonatrach depuis plus de 30 ans et qu’à chaque fois que nous rencontrons avec la Russie pour dresser une feuille de route des tarifs, cette dernière fait le contraire, car elle cherche à préserver ses intérêts. Pourquoi l’Algérie n’en ferait-elle pas autant ?

L’expert a ajouté que la réunion de Téhéran, quoique consacrée au gaz et non au pétrole, a été significative des intentions de chaque pays à défendre ses intérêts uniquement.

En précisant qu’aujourd’hui, l’Opep est devenue faible et ne commercialise que 33% de l’offre mondiale, tandis que la  Russie en a 20% sur le marché libre et que les Etats-Unis cherchent à augmenter leur production de façon spectaculaire au début de 2017, ainsi que pour bientôt l’entrée de troisième pays producteur d’Afrique, le Mozambique.

Tous ces facteurs combinés ont fait que l’Algérie a vu baisser sa quote-part de 13 à 8%, ces dernières années.

Pour sa part, Abdelmajid Attar, ancien P-dg de Sonatrach, nous précisa que les contrats pour la commercialisation de gaz arriveront à leurs termes en 2019.

Ce qui incitera la compagnie nationale à conclure de nouveaux contrats à longue durée et à des prix satisfaisants. Ce qui va augmenter la pression de certains  pays européens qui chercheront à réduire les prix.

Quant à Mustapha Benkhamou, ancien directeur de Sonatrach et expert en énergie a déclaré que la compagnie nationale va vivre une situation difficile dès l’entrée sur le marché de l’Iran en janvier 2016.

Pour y pallier, l’Algérie devra impérativement se tourner vers les marchés libres, surtout que les prix seraient susceptibles de baisser encore au cours des prochains mois.

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