Hadjira Ouazani a rendu l’âme à la fin de la semaine dernière après une longue maladie et après tant d’appels de détresse pour qu’elle soit soignée à l’étranger mais en vain.
La mort de cette jeune fille, a suscité beaucoup d’émoi et de chagrin chez les milliers de personnes qui l’aimaient, lesquels lui ont rendu hommage et ont manifesté leur profond chagrin sur Facebook.
Hadjira avait accusé, au cours de ses derniers jours avant de quitter ce monde à jamais, la chef de service de chirurgie générale de l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger de l’avoir négligée et de l’avoir fait subir tant de souffrances que personne ne pouvait supporter.
Cette malheureuse aurait subi 15 opérations chirurgicales dans l’espoir d’une amélioration de son état de santé, qui s’aggravait de jour en jour.
Quelques jours avant sa mort, Echorouk lui a rendu visite à l’hôpital. Ayant perdu la vue, Hadjira souffrait également d’un problème cardiaque et d’une paralysie totale de l’intestin, elle nous répondait d’un ton mélancolique après avoir été menacée de se retrouver en dehors de l’enceinte dudit hôpital.
Sa famille n’a également pas été épargnée, par l’humiliation de la chef dudit service de l’hôpital Mustapha, qui s’appuyait sur des agents de sécurité pour faire sortir sa sœur et sa mère de sa chambre de cet établissement hospitalier.
En conséquence, la victime aurait eu des troubles psychologiques après l’incursion d’agents de sécurité, usant de leur force pour sortir la mère et la sœur de Hadjira.
Outre ce lot de souffrances qu’elle subissait, on ne lui donnait rien à manger ni à boire au niveau de cette structure hospitalière, et c’était sa famille, à faibles revenus, qui l’approvisionnait en nourriture et en boisson.
Après avoir eu recours à la presse pour lancer un cri de détresse à travers la presse et demandé l’aide du nouveau ministre de la Santé, la chef de service l’avait menacée par conséquent de la mettre à la porte.
En plus de tout ce qu’elle souffrait, elle ne pouvait également se doucher, car les clés de la salle de bain étaient souvent chez la chef de service.
«Je ne pardonnerai jamais à ceux qui m’ont fait souffrir et priver de me soigner à l’étranger», a-t-elle laissé entendre avant de rendre l’âme.
De son côté, le père de Hadjira, attristé, Mustapha nous a confié que sa fille avait subi la maltraitance de l’administration dudit hôpital et de la chef de service de chirurgie générale qui l’a menée vers les services de maladies psychiatriques.
Il a dit ne pas pardonner à l’ex-ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès pour ne pas avoir tenu sa promesse, lui qui avait promis de la transférer à l’étranger pour se faire soigner.
M.Ouazani a ajouté que tout ce qu’avait subi sa fille doit être publié pour que les auteurs du meurtre soient punis, en ajoutant que le professeur qui soignait sa fille l’a mis à la porte en compagnie de sa femme à maintes reprises.