Syrie: décès de trois Libanais blessés à la frontière
Trois Libanais blessés mardi soir par des soldats syriens qui avaient tiré sur leur voiture à proximité de la frontière libano-syrienne sont morts peu après leur arrivée à l'hôpital au Liban, a indiqué mercredi une source médicale.
Un quatrième passager, qui avait quitté la voiture lors de tirs, a été retrouvé par des habitants près de la rivière qui sépare le Liban de la Syrie dans la région. Blessé, il a également été transporté à l’hôpital. Selon des témoins, les soldats syriens avaient ouvert le feu mardi soir sur le véhicule qui se trouvait en territoire libanais, à proximité du passage frontalier illégal de Raydani. Un correspondant de l’AFP a constaté des débris de vitre à l’endroit de l’incident et des taches de sang près de la rivière. Sur les trois décédés, membres d’une même famille libanaise, deux vivaient à Hit (Syrie), et le troisième à Majdal (Liban), dans la région frontalière de Wadi Khaled. Ils sont restés plus d’un quart d’heure dans la voiture avant que l’armée libanaise et la Croix rouge n’interviennent pour les transporter dans un hôpital dans le district du Akkar, dans le nord du Liban, selon la source hospitalière. Avant cet incident, au moins trois personnes avaient été tuées depuis octobre lors d’incursions en territoire libanais de troupes syriennes qui ont ouvert le feu sur des villages frontaliers, et plusieurs ont été blessées dans des tirs provenant du territoire syrien. Mercredi matin, des funérailles ont été organisées pour les trois victimes, marquées par des slogans hostiles au régime syrien de Bachar al-Assad. Il n’y a de dieu que dieu, Assad est l’ennemi de dieu, ont scandaient les participants aux obsèques tenues à Majdal. Par la suite, une manifestation de 200 personnes est partie de ce village en direction de la localité proche d’Al-Hiché, réclamant la chute du régime syrien. Des véhicules de l’armée libanaise en patrouille à Al-Hiché ont été brièvement pris à partie à coups de pierre et de bâtons.